Dimanche 9 août 2009


Quand tu n'en peux plus de souffrir, tu te retires et refermes la porte. Ainsi tu espères te protéger - trouver sécurité et paix. Mais à l'abri derrière ton rideau de fer, tu te perds, te vides et te dessèches. Certes tu échappes à la douleur mais la confiance et la joie semblent te fuir. Prisonnier de ta peur, tu erres, sans désir ni passion, tu t'étioles.

Par lili cosmonde - Publié dans : éclats
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Mardi 7 octobre 2008

Une enfant déterminée interpelle l'Onu

au sommet de Rio sur l'environnement.









Salut, je suis Séverine Suzuki et je représente l'E.C.O., l'Organisation des Enfants en défense de l'Environnement. Nous sommes un groupe d'enfants canadiens, de l'âge de 12 à 13 ans essayant de faire des efforts: Vanessa Suttie, Morgan Geisler, Michèle Quigg et moi. Nous avons réuni tout l'argent pour venir par nous-mêmes, pour faire 5000 miles pour vous montrer que vous devez changer votre façon de faire. En venant ici aujourd'hui, je n'ai pas besoin de déguiser mon objectif. Je me bats pour mon futur. Perdre mon futur n'est pas pareil que de perdre des élections ou quelques points de la bourse. Je suis ici pour parler au nom de toutes les générations à venir, Je suis ici pour parler au nom des enfants affamés, de partout dans le monde, dont les cris ne sont pas entendus, Je suis ici pour parler au nom des innombrables animaux qui meurent car ils n'ont pas d'autres endroits où aller.


J'ai peur d'aller dehors au soleil maintenant à cause du trou dans la couche d'ozone. J'ai peur de respirer l'air car je ne sais pas quelles substances chimiques il contient. J'avais l'habitude d'aller pêcher à Vancouver, lieu de ma naissance, avec mon père, il y a juste quelques années en arrière, jusqu'à ce qu'on trouve un poisson atteint du cancer. Et désormais nous entendons parler d'animaux et de plantes qui s'éteignent tous les jours, perdus à jamais. Dans ma vie, j'ai rêvé de voir de grands troupeaux sauvages, des jungles, des forêts tropicales pleines d'oiseaux et de papillons, mais aujourd'hui, je me demande si ces forêts existeront toujours pour que mes enfants puissent les voir. Vous préoccupiez-vous de ces choses quand vous aviez mon âge?


Toutes ces choses se passent devant nos yeux et pourtant nous continuons à agir comme si nous avions tout le temps souhaité et toutes les solutions. Je suis seulement un enfant et je n'ai pas toutes les solutions mais j'aimerais que vous réalisiez que vous non plus! Vous ne savez pas comment réparer la couche d'ozone. Vous ne savez pas comment ramener le saumon dans les eaux polluées. Vous ne savez pas comment ramener à la vie les animaux désormais éteints et vous ne pouvez pas ramener les arbres des zones qui sont maintenant des déserts. Si vous ne savez pas réparer tout ça, s'il vous plaît, arrêtez la casse!


Ici, il y a des délégués des gouvernements, des businessmen, des PDG, des journalistes et des politiciens, mais réellement,, vous êtes pères et mères, frères et sœurs, oncles et tantes et vous êtes TOUS certainement des enfants. Je suis seulement un enfant, pourtant je sais que nous faisons partie d'une famille forte de 5 milliards de personnes, en fait 30 millions d'espèces et les gouvernements ne changeront jamais cela. Je ne suis qu'un enfant et pourtant je sais que le problème nous concerne tous, et que nous devrions (agir?) comme un seul monde vers un seul but.

Malgré ma colère, je ne suis pas aveugle, et malgré ma peur, je n'ai pas peur de changer
le monde comme je le sens. Dans mon pays, nous faisons tant de gaspillage, achetant
et jetant, achetant et jetant, et pourtant les pays du Nord ne partagent pas, même quand
nous avons plus que suffisamment, nous avons peur de partager, nous avons peur de
perdre un petit peu de notre richesse. Au Canada, nous menons une vie privilégiée,
avec de la nourriture, de l'eau et un abri, Nous avons des montres, des vélos, des
ordinateurs et des télés.

Il y a deux jours, ici, au Brésil, nous avons été choqués en passant du temps avec les enfants qui habitent dans la rue. Voici ce qu'un de ces enfants nous a dit: j'aimerais être riche, et si je l'étais je donnerai à tous ces enfants de la nourriture, des vêtements, des médicaments, un abri, de l'amour et de l'affection. Si un enfant dans la rue qui n'a rien est partant pour partager, pourquoi nous, qui avons tout, sommes si avares? Je ne peux pas m'empêcher de penser qu'il est un enfant de mon âge et que ça fait une immense différence où on naît, que je pourrais être un enfant vivant dans les favelas de Rio. Je pourrais être un enfant mourant de faim en Somalie ou victime de la guerre au Moyen-Orient ou un mendiant en Inde. Je suis seulement un enfant, pourtant je sais que si tout l'argent dépensé en guerres était utilisé pour trouver des réponses aux problèmes d'environnement, à en finir avec la pauvreté, quel endroit merveilleux cette terre serait!


A l'école, même au jardin d'enfant, on apprend à se comporter dans le monde, vous nous apprenez à ne pas nous battre entre nous, à travailler dur, à respecter les autres, à faire son lit, à ne pas blesser d'autres créatures, à partager sans avarice. Alors pourquoi sortez-vous et faites-vous les choses que vous nous dites de ne pas faire?! N'oubliez pas pourquoi vous assistez, à ces conférences, pour qui vous le faites, nous sommes vos propres enfants. Vous décidez dans quel genre de monde nous allons grandir. Les parents doivent être capables de consoler leurs enfants en disant: "Tout ira bien". « Ce n'est pas la fin du monde et nous faisons du mieux que nous pouvons. » Mais je ne pense pas que vous pouvez encore nous dire ça. Sommes-nous seulement dans vos listes de priorités? Mon père disait: "Tu es ce que tu fais, pas ce que tu dis". Bien, ce que vous faites me fait pleurer la nuit. Vous continuez à dire que vous nous aimez, mais je vous mets au défi, s'il vous plaît, faites que vous actions reflètent vos mots.

Merci

Par lili cosmonde - Publié dans : voix
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Mardi 8 avril 2008
 

 

 

 

Au commencement, ça se dilate. Les seins bourgeonnent, ton corps s'épanouit tout en douceur. Ton humeur suit le mouvement, chaque variation est amplifiée. En même temps que dehors ça s'élargit, dedans ça se creuse. Un vide s'expanse. Du creux du vide émerge un corps étranger. Infime présence. Tandis que ça gonfle et que ça creuse, ça pousse. Ca pousse de plus en plus. Et plus tu es grosse plus tu te sens à l'étroit. Ton espace diminue au fur et à mesure que le sien augmente. Toi, tu ne fais rien. Tu ressens, tu observes. Ca se fait, tu n'y es pour rien. Ca pousse. Que tu fasses place ou que tu résistes. Ta volonté n'y est pour rien ni même ton intelligence. Tu es le vase. Ni plus ni moins. Tu accueilles, tu contiens, le temps nécessaire…Même retenir tu ne le peux pas. Le moment venu, il naîtra. Tu n'es que réceptacle et témoin de la création. Tu n'as rien d'autre à faire qu'à laisser faire. Le processus à l'œuvre te dépasse totalement. Tu n'en perçois qu'une infime partie. Tu réalises l'étendue de ton ignorance. Tu t'émerveilles du miracle de la vie. Tu te tais. Tu écoutes. Tu t'effaces.

 

                                                                           n'ÊTRE…

 



18 mars 008

Par lili cosmonde - Publié dans : ça pousse...
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Mardi 4 mars 2008






ça respire… 







les mots à tire d’aile désertent le ciel… 







informel et mouvant… 







vide plein…
 





 

Par lili cosmonde - Publié dans : être
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Mardi 19 février 2008
Par capra - Publié dans : voir
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Mardi 12 février 2008

Mars de Fritz Zorn
 
Je suis jeune et riche et cultivé ; et je suis malheureux, névrosé et seul. Je descends d’une des meilleures familles de la rive droite du lac de Zurich, qu’on appelle aussi la Rive dorée. J’ai eu une éducation bourgeoise et j’ai été sage toute ma vie. Ma famille est passablement dégénérée, c’est pourquoi j’ai sans doute une lourde hérédité et je suis abîmé par mon milieu. Naturellement, j’ai aussi le cancer, ce qui va de soi si l’on en juge d’après ce que je viens de dire. Cela dit, la question du cancer se présente de double manière : d’une part c’est une maladie du corps, dont il est bien probable que je mourrai prochainement, mais peut-être aussi puis-je la vaincre et survivre ; d’autre part, c’est une maladie de l’âme, dont je ne puis dire qu’une chose : c’est une chance qu’elle se soit enfin déclarée. Je veux dire par là qu’avec ce que j’ai reçu de ma famille au cours de ma peu réjouissante existence, la chose la plus intelligente que j’aie jamais faite, c’est d’attraper le cancer. Je ne veux pas prétendre ainsi que le cancer soit une maladie qui vous apporte beaucoup de joie. Cependant, du fait que la joie n’est pas une des principales caractéristiques de ma vie, une comparaison attentive m’amène à conclure que, depuis que je suis malade, je vais beaucoup mieux qu’autrefois avant de tomber malade. Cela ne signifie cependant pas que je veuille qualifier ma situation de particulièrement agréable. Je veux dire simplement qu’entre un état particulièrement peu réjouissant et un état simplement peu réjouissant, le second est tout de même préférable au premier.
Je me suis donc décidé à noter mes souvenirs dans ce récit. Autrement dit, il ne s’agira pas ici de Mémoires au sens ordinaire, mais plutôt de l’histoire d’une névrose ou, du moins, de certains de ses aspects. Ce n’est donc pas mon autobiographie que j’essaie d’écrire ici, mais seulement l’histoire et l’évolution d’un seul aspect de ma vie, même s’il en est jusqu’à présent l’aspect dominant, à savoir celui de ma maladie. Je voudrais essayer de me remémorer le plus de choses possibles ayant trait à cette maladie, qui me paraissent typiques et importantes depuis mon enfance.
Par Fritz Zorn - Publié dans : l'ivresque...
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Lundi 31 décembre 2007


" Fais n’importe quoi, mais tires-en de la joie." 
  Henry Miller 


Quelle meilleure déclaration d’intention pour l’année qui s’annonce ?



319768-chase-the-sun.jpg


" Soyons fous, demandons l’impossible !  " Che Guevara



Que nos plus beaux rêves se réalisent…


Par lili cosmonde - Publié dans : chez lili
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Samedi 8 décembre 2007
Par lili cosmonde - Publié dans : voix
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Samedi 8 décembre 2007

 

 

 


 

 

 www.meredithmonk.org/

meredith-monk.jpg


Meredith Monk par Guy Scarpetta

La première fois que je l'ai vue, c'était aux tout débuts du Festival, en 1974, au Musée Galliera, - dans une "performance", précisément, qui s'appelait Our Lady of Late.Elle était assise derrière un verre d'eau dont elle tirait, en promenant son doigt humecté sur le bord, des sons vibrants, cristallins, ondoyants. Sa voix accompagnait le son: j'avais été saisi, d'emblée, par le vertige inouï que cette voix suscitait: séquences cadrées, rythmes dans le rythme, chutes, dérives, accélérations, grondements, modulations, multiplication à l'infini des foyers d'émission. Une voix qui semblait avoir traversé toutes les cultures (avec des échos orientaux, africains, japonais), tous les âges (pépiements de petite fille, roulements rauques de vieil ogre), - et qui pouvait se métamorphoser sans fin, se précipiter en piaillements, roucoulements, hululements, hurlements chavirés, halètements. Jamais, sans doute, je n'ai ressenti à ce point ce que pouvait être l'ivresse d'une voix chauffée à blanc, excédant toute commune mesure.


Au commencement, chez elle, est la voix, toujours. C'est là que quelque chose s'ouvre, qui semble provenir d'avant la langue, d'avant les paroles (et peut-être même: ce que l'on doit oublier lorsque l'on apprend à chanter), - et qui se situe, aussi, souverainement au-delà. Un soufffle incarné qui passe par la gorge, le ventre, le crâne, la poitrine, les sinus. Un tissu très complexe de vibrations, d'ondulations, de scansions. Capable de se ramifier, de se spiraler. D'être à la fois du côté de l'animalité, et du côté de la pureté aérienne, délivrée. Rien ne se passe si l'on n'accepte d'entrer dans cette voix, dans sa légèreté, sa véhémence, ses spasmes, sa gratuité. De refaire avec elle le trajet qui va du soufffle vers la chair, en traversant toutes les réverbérations, toutes les cavités. Le monde, alors, s'allège, se dissout, dans un flux tout à la fois pathétique, désinvolte, indécent, détaché, violent, poignant.

(...)
www.festival-automne.com/public/ressourc/publicat/1992ouvr/mosc146.htm

Par guy scarpetta - Publié dans : voix
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Lundi 12 novembre 2007

 
tout repose comme mes mots

Par lili cosmonde - Publié dans : chez lili
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"L'homme comme l'arbre est un être où des forces confuses viennent se tenir debout." Gaston Bachelard

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, c'est ne pas compter, c'est croître comme l'arbre qui ne presse pas sa sève, qui résiste, confiant, aux grands vents du printemps, sans craindre que l'été puisse ne pas venir. L'été vient. Mais il ne vient que pour ceux qui savent attendre, aussi tranquilles et ouverts que s'ils avaient l'éternité devant eux.

Rainer Maria Rilke   Lettres à un jeune poète

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