Discours de
l'Organisation des Enfants en défense de l'Environnement
à L'ONU
http://www.youtube.com/watch?v=5JvVf1piHXg
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i élaboratoire
i
le rêve est créateur d'univers
Précepte de vie issu de la sagesse amérindienne
Discours de
l'Organisation des Enfants en défense de l'Environnement
à L'ONU
http://www.youtube.com/watch?v=5JvVf1piHXg
Au commencement, ça se dilate. Les seins bourgeonnent, ton corps s'épanouit tout en douceur. Ton humeur suit le mouvement, chaque variation est amplifiée. En même temps que dehors ça s'élargit, dedans ça se creuse. Un vide s'expanse. Du creux du vide émerge un corps étranger. Infime présence. Tandis que ça gonfle et que ça creuse, ça pousse. Ca pousse de plus en plus. Et plus tu es grosse plus tu te sens à l'étroit. Ton espace diminue au fur et à mesure que le sien augmente. Toi, tu ne fais rien. Tu ressens, tu observes. Ca se fait, tu n'y es pour rien. Ca pousse. Que tu fasses place ou que tu résistes. Ta volonté n'y est pour rien ni même ton intelligence. Tu es le vase. Ni plus ni moins. Tu accueilles, tu contiens, le temps nécessaire…Même retenir tu ne le peux pas. Le moment venu, il naîtra. Tu n'es que réceptacle et témoin de la création. Tu n'as rien d'autre à faire qu'à laisser faire. Le processus à l'œuvre te dépasse totalement. Tu n'en perçois qu'une infime partie. Tu réalises l'étendue de ton ignorance. Tu t'émerveilles du miracle de la vie. Tu te tais. Tu écoutes. Tu t'effaces.
n'ÊTRE…
18 mars 008
Je suis jeune et riche et cultivé ; et je suis malheureux, névrosé et seul. Je descends d’une des meilleures familles de la rive droite du lac de Zurich, qu’on appelle aussi la Rive dorée. J’ai eu une éducation bourgeoise et j’ai été sage toute ma vie. Ma famille est passablement dégénérée, c’est pourquoi j’ai sans doute une lourde hérédité et je suis abîmé par mon milieu. Naturellement, j’ai aussi le cancer, ce qui va de soi si l’on en juge d’après ce que je viens de dire. Cela dit, la question du cancer se présente de double manière : d’une part c’est une maladie du corps, dont il est bien probable que je mourrai prochainement, mais peut-être aussi puis-je la vaincre et survivre ; d’autre part, c’est une maladie de l’âme, dont je ne puis dire qu’une chose : c’est une chance qu’elle se soit enfin déclarée. Je veux dire par là qu’avec ce que j’ai reçu de ma famille au cours de ma peu réjouissante existence, la chose la plus intelligente que j’aie jamais faite, c’est d’attraper le cancer. Je ne veux pas prétendre ainsi que le cancer soit une maladie qui vous apporte beaucoup de joie. Cependant, du fait que la joie n’est pas une des principales caractéristiques de ma vie, une comparaison attentive m’amène à conclure que, depuis que je suis malade, je vais beaucoup mieux qu’autrefois avant de tomber malade. Cela ne signifie cependant pas que je veuille qualifier ma situation de particulièrement agréable. Je veux dire simplement qu’entre un état particulièrement peu réjouissant et un état simplement peu réjouissant, le second est tout de même préférable au premier.Je me suis donc décidé à noter mes souvenirs dans ce récit. Autrement dit, il ne s’agira pas ici de Mémoires au sens ordinaire, mais plutôt de l’histoire d’une névrose ou, du moins, de certains de ses aspects. Ce n’est donc pas mon autobiographie que j’essaie d’écrire ici, mais seulement l’histoire et l’évolution d’un seul aspect de ma vie, même s’il en est jusqu’à présent l’aspect dominant, à savoir celui de ma maladie. Je voudrais essayer de me remémorer le plus de choses possibles ayant trait à cette maladie, qui me paraissent typiques et importantes depuis mon enfance.
beth gibbons
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"L'homme comme l'arbre est un être où des forces confuses viennent se tenir debout." Gaston Bachelard
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