Lundi 12 novembre 2007
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" L’arbre gémit, soupire, pleure d’une voie humaine. (…) On croit que c’est le vent, mais c’est aussi souvent leur circulation intérieure, moins égale qu’on ne le croit, les troubles de leur sève, les rêves de l’âme végétale. "

Jules Michelet (1798-1874)
Par michelet - Publié dans : sources
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Lundi 12 novembre 2007




De ton sourire

 
Entrebâille la porte

 
Eclat d’un matin 

 

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Lundi 12 novembre 2007
 



Des sentes de sève


L’heure : retour à la terre


A l’allante décomposition


Miss terre rieuse distillerie végétale

 
De sang mille levains, actifs ferments


En fiévreuse inventivité métamorphique 


Tu as temps, tu te sers du tant 


Lézarbres en feu d’eaux tonnent





 

Par nature - Publié dans : mots en douce
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Mercredi 7 novembre 2007


Qu’est donc le réel si ce n’est l’amour ?
- Publié dans : chez lili
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Dimanche 4 novembre 2007
undefined " Les enfants Tanner " Robert Walser


Simon dit : " Je suis bien content que ce soit fini. Croit-on peut-être me porter un coup, briser mon orgueil, m’anéantir ou que sais-je encore ? Au contraire, on me relève, on me fait plaisir, on me redonne après bien longtemps une goutte d’espoir. Je ne suis pas fait pour être une machine à écrire ou à calculer. J’aime bien écrire, j’aime bien compter, je suis tout prêt à me conduire d’une façon convenable avec les autres et, pourvu que ce que l’on me demande ne blesse pas mes sentiments, j’ai une passion pour l’obéissance. J’arriverais aussi à me soumettre à certaines lois, s’il s’agissait vraiment de cela, mais ici depuis quelque temps il ne s’agit plus de cela. Lorsque je suis arrivé en retard ce matin, j’en étais simplement fâché dans le fond de ma conscience je n’étais nullement inquiet, je ne me faisais pas de reproches, ou alors tout au plus celui d’être encore cet imbécile et ce lâche qui à huit heures sonnantes saute sur ses pieds, se met en marche comme une pendule qu’on remonte et qui marche aussi longtemps qu’elle est remontée. Je vous suis très reconnaissant d’avoir eu l’energie de me mettre à la porte et je vous prie de bien vouloir penser de moi ce qui vous plaira. Vous êtes certainement un homme estimable, un homme de mérite, un grand homme, mais, voyez-vous, moi aussi je voudrais en être un ; par conséquent, il est bien que vous me renvoyez et c’est une bénédiction pour moi que de m’être conduit aujourd’hui d’une façon inadmissible, selon l’expression en usage. Dans vos bureaux dont on a fait tant de cas, où chacun, n’est-ce pas, souhaiterait être employé, il n’est fait aucune place à la formation d’un jeune homme. Je me fiche pas mal de l’avantage d’être payé régulièrement tous les mois. Cela ne m’empêche pas de dépérir, de devenir stupide, lâche et engourdi. Vous trouverez surprenant de m’entendre user de telles expressions, mais vous reconnaîtrez que je dis la vérité. Il n’y en a qu’un ici qui puisse être un homme : vous ! Il ne vous vient jamais à l’esprit qu’il pourrait y avoir parmi vos pauvres employés des gens qui ont eux aussi envie d’être des hommes, des hommes qui font quelque chose d’estimable. Je ne trouve aucun charme à cette façon de se tenir toujours à carreau, simplement pour éviter la réputation d’être quelqu’un d’insatisfait et de peu recommandable à un employeur. Quelle tentation ici que la peur, et comme l’envie de s’arracher à cette peur misérable est petite en comparaison ! Pour avoir réussi aujourd’hui à faire que cette chose presque impossible ait eu lieu, je m’accorde de l’estime, on dira ce qu’on voudra. Vous, monsieur le Directeur, vous vous êtes retranché ici, vous n’êtes jamais visible, on ne sait pas aux ordres de qui on obéit, ou plutôt on n’obéit pas, on ne fait que suivre mornement de vieilles habitudes qui connaissent le chemin. Quel piège à jeunes gens, pour peu qu’ils soient enclins au moindre effort et à la paresse ! On n’a que faire ici de toutes les forces qui se trouvent peut-être logées dans l’âme d’un garçon, on ne réclame rien qui puisse distinguer parmi d’autres un homme, une personne. Ni le courage, ni l’esprit, ni la loyauté, ni le travail, ni l’envie de créer quelque chose, ni le désir de l’effort ne sont d’une aide quelconque ici pour faire son chemin. Il est même mal vu de faire montre de sa force et de ses capacités. Et il est naturel que ce soit mal vu dans un système qui fait du travail une chose si lente, si lourde, si sèche, si pitoyable.
Adieu, monsieur, je m’en vais faire une cure de travail, dût-ce être bêcher la terre ou porter des sacs de charbon. J’aime toutes les formes de travail, sauf celles qui n’emploient pas les forces dont je dispose. "
" Dois-je, bien qu’à vrai dire vous ne l’ayez pas mérité, vous délivrer un certificat ? "
" Un certificat ? Non, ne me délivrez pas de certificat. Si je n’en ai mérité qu’un mauvais, je préfère n’en avoir aucun. A partir d’aujourd’hui je me délivre mes certificats moi-même. Je ne veux plus avoir désormais d’autre répondant que moi quand on me demandera mes certificats ; les gens intelligents et clairvoyants en concevront la meilleure impression. Je suis content de partir de chez vous sans certificat : si j’en avais un, il ne ferait que me rappeler le temps de ma peur et de ma lâcheté, un état de paresse et de diminution de mes forces, des jours vécus inutilement, avec des après-midi remplies d’efforts furieux pour en sortir et des soirs de douce mélancolie qui ne servait à rien. Je vous remercie pour l’intention que vous aviez de vous séparer de moi à l’amiable, cela me prouve que je suis en présence d’un homme qui a peut-être compris quelques unes des choses que j’ai dites. "
" Jeune homme, vous êtes beaucoup trop violent, dit le Directeur, vous enterrez votre avenir ! "
" Je ne veux pas d’avenir, je veux du présent. Cela me paraît valoir plus. On n’a d’avenir que quand on a pas de présent, et quand on a un présent, on oublie complètement même de penser à l’avenir. "
" Adieu. Je crains pour vous des jours difficiles. Vous m’avez intéressé, c’est pourquoi je vous ai écouté. Sans cela je n’aurais pas perdu de temps avec vous. Peut-être avez-vous mal choisi votre métier, peut-être deviendrez-vous quelque chose. Tâchez d’aller bien quand même. "




 

 

Par robert walser - Publié dans : l'ivresque...
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Dimanche 4 novembre 2007

???



fidèle ?


Qu’est la fidélité, si pour être fidèle à un autre il me faut être infidèle à moi-même ?
- Publié dans : chez lili
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Vendredi 2 novembre 2007

" Les êtres humains ont des idées, ils s’agrippent aux idées comme moi à ce coussin. Parfois ils changent leurs idées pour d’autres qui leur plaisent plus ou leur paraissent plus intéressantes. Moi, je ne peux pas changer mes idées parce que je suis ainsi. Les idées sont dans ma nature, elles sont ma nature, elles font partie de moi. C’est pour ça que tu ne peux pas m’influencer. Mais tu peux m’aider beaucoup si tu m’enseignes des mots qui m’aident à expliquer ce que je sais déjà. " flavio 6 ans, à son père

 
" L’écriture existe pour que l’âme parle, sinon cela ne vaut pas la peine. Je ne veux pas écrire sans passion, être le porte-parole de la société ou d’intérêts personnels. " à 8 ans



FLAVIO M. CABOBIANCO Je viens du Soleil Aureus Ed
Par flavio cabobianco - Publié dans : l'ivresque...
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Jeudi 1 novembre 2007

§




en elle, lili,
pense ses mots et
c’est ainsi qu’elle se guérit

 

Par lili cosmonde - Publié dans : chez lili
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Jeudi 1 novembre 2007




Un homme, cette nuit, a hissé la grand voile



 
Tu le croises parfois au café de la Place ou au Modern Bar


Presque toujours chaloupant, ivre ou pas encore dessaoulé



 
Même pas quarante ans, intelligent, chaleureux, serviable

 
Dans ses yeux se devine une vie d'âpre solitude


Engloutie dans un indicible océan de tristesse



 
Ce n'est pas du monde ou de la vie qu'il désespère


Non, seulement de lui-même… 


Qui ne parvient pas à dresser la tête hors de l'eau



 
Des vagues de lave enflamment son regard bleu


Tant d'amour à donner et personne pour le recevoir


Ses mains pleines se tendent suppliantes sur le vide




 
Un homme seul dans son lit, sa bouteille pour compagne


Appelle ses camarades et tire sa révérence…




Ce jour, un homme a mis fin à sa nuit




A Michel le Belge

 27/10/07

Par nature - Publié dans : mort
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Jeudi 1 novembre 2007


Karl Pribram, cerveau et univers holographiques

Par Abel Chaouqi



Karl Pribram et David Bohm ont mené respectivement des recherches sur des axes différents et ont abouti à la même conclusion : l'univers n'est qu'une gigantesque illusion, c'est un hologramme.
Les théories de Pribram, comme celles de Bohm, portent un regard neuf sur le monde: nos cerveaux construiraient une réalité "concrète" irréelle et la réalité objective n'existerait pas.
Le neurophysiologiste américain Karl Pribram s'est demandé comment les souvenirs se stockaient dans la mémoire.


Pour cela, il a remis en cause les recherches menées dans les années 1920 par le neurochirurgien canadien Wilder Penfield qui affirmait que chaque souvenir avait sa place dans un endroit précis du cerveau. Pour démonter cette affirmation qui faisait alors la quasi - unanimité, il s'appuya sur les expériences du neurophysiologiste américain Karl Lashley. Ce dernier commençait par entraîner des rats à accomplir un certain nombre de tâches comme courir dans un labyrinthe. II prélevait ensuite au bistouri sur le cerveau des cobayes diverses quantités de matière grise, par exemple le secteur où était censé s'inscrire le processus mémoriel. Il s'aperçut que, quelle que soit la partie du cerveau d'un rat qui lui était enlevée, le rat était toujours capable d'accomplir les tâches qu'il avait appris à faire avant l'opération. Mais Lashley ne pouvait expliquer comment cette mémoire "tout entière dans chaque partie" fonctionnait. C'est au milieu des années 1960 que Pribram eut une révélation en tombant sur un article du Scientific American décrivant le premier hologramme.


Pour comprendre pourquoi Pribram a eu cette illumination, il faut expliquer ce qu'est l'hologramme mis au point par Denis Gabor : on l'obtient en divisant un unique rayon de lumière pure (un laser) en deux faisceaux distincts. Le premier rebondit sur l'objet à reproduire. Le second, acheminé par un jeu de miroir, entre en collision avec les ondes lumineuses diffractées du premier. II en résulte un système de franges d'interférences qui va s'enregistrer sur une émulsion photosensible. Mais, à la différence de ce qui se produit en photographie, l'ensemble des informations sont enregistrées sur chaque fragment du support. Même si l'on brise une plaque holographique en mille morceaux, chaque fragment pourra être utilisé pour reconstituer l'image entière.


C'est ce dernier aspect qui fascina Pribram car il vit une métaphore du mode de répartition des souvenirs dans le cerveau qui abrite, dans chacune de ses parties, de quoi reconstruire un souvenir dans son intégralité. Le cerveau est donc un hologramme, capable d'emmagasiner d’énormes quantités d'informations dans un très petit espacede même qu'un seul centimètre cube de film holographique peut contenir jusqu'à dix milliards de bits d'informations. Cette découverte fondamentale allait s'avérer à l'échelle du cosmos sous l'impulsion de David Bohm.   

En 1987, l'Américain Stanislav Grof, directeur du Centre de recherches psychiatriques du Maryland, déclara que le modèle holographique était le seul à pouvoir expliquer les expériences archétypales, à savoir les rencontres avec l'inconscient collectif et les états modifiés de conscience. En 1987, le physicien canadien David Peat de la Queen's University soutint que la synchronicité - des coïncidences insolites et si riches de sens qu'elles ne peuvent résulter du seul hasard - trouve son explication dans le modèle holographique. Elle trahirait des processus de pensée infiniment plus connectés que nous ne le soupçonnons.


Là où le modèle holographique est vertigineux, c'est quand il donne sens à un vaste éventail de phénomènes si difficiles à cerner qu'ils restaient jusqu'à présent exclus du champ de la science. C'est le cas de phénomènes comme la télépathie, la précognition, le sentiment de ne faire qu'un avec l'univers décrit par les mystiques et même la psychokinésie (la faculté de déplacer des objets par la concentration).

Les phénomènes paranormaux méprisés par le milieu scientifique parce qu'ils n'entraient dans aucun des schémas connus devraient désormais trouver leur place dans la compréhension du monde. Certes, bien des scientifiques restent sceptiques mais le modèle holographique a ses adeptes qui disposent d'une clé permettant d'expliquer certains phénomènes déclarés inexplicables.


 
http://www.chaouqi.net/index.php?2005/04/17/13-karl-pribram-et-le-cerveau-holographique
Par chaouqi - Publié dans : Cabinet de Curiosité
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"L'homme comme l'arbre est un être où des forces confuses viennent se tenir debout." Gaston Bachelard

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, c'est ne pas compter, c'est croître comme l'arbre qui ne presse pas sa sève, qui résiste, confiant, aux grands vents du printemps, sans craindre que l'été puisse ne pas venir. L'été vient. Mais il ne vient que pour ceux qui savent attendre, aussi tranquilles et ouverts que s'ils avaient l'éternité devant eux.

Rainer Maria Rilke   Lettres à un jeune poète

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