Samedi 27 octobre 2007
 
 
L’enfant drapée d’imaginations fabuleuses et fantasques
en son coeur Solitaire espère avec ferveur…

A quoi bon tant de rêves sans personne avec qui les partager?
Pourquoi déborder de tant d’amour si nul n’y aspire ?

L’enfant pleure, l’enfant rit. Triste, elle sourit…
Elle L’invite dans la chambre secrète où tout se réinvente… à sa façon

C’est un garçon bien sûr – EVIDEMMENT !
Beau, Tendre, Intelligent, Imaginatif – TRES !

Elle lui raconte tout, il est là, dans le secret des secrets
Il est comme elle bouche bée face au Mystère…

Son cœur bat au rythme de la terre, du ciel, du vent et des étoiles
Il est plus qu’humain, il est sublimement humain…
 
à mon frère, LE compagnon
Par sister love - Publié dans : mots en douce
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Samedi 27 octobre 2007
 




L’Art d’éviter ce qui doit l’être... 







Abats l’ennui, la petitesse et la tiédeur 







Nous, sacres de la VIE, guerriers du Bonheur 








Chevauchons… pas le temps de ne pas être LA. 
 

 

Par Air-Mess - Publié dans : mercuriel
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Samedi 27 octobre 2007
 
 
La Vouivre, énergie tellurique et dynamique a été contée et racontée par les troubadours du Moyen-Âge qui ont dû créer, a cette occasion, un langage codé pour échapper à l’inquisition... : c’est le langage des oiseaux qu’on utilise encore pour décoder les rêves par exemple...

Les esprits de la Nature ne sont pas à côté d’elle, ils sont sa profondeur, sa dynamique, ses élans, son âme. Au Moyen Age, les Alchimistes européens parlaient de l’anima mundi, l’Ame du Monde, et les Spirituels arabo-musulmans de nafs al-Kulliyya : l’Ame universelle. Cette Présence est souvent décrite en termes féminins, mais à la différence d’une mentalité moderne/patriarcale, cette féminité est loin d’être mièvre, émotionnelle. Cette mentalité considère que la Nature et le Féminin sont des réalités passives et que seul le Masculin est principe actif. La Vouivre est un démenti à ces spéculations misogynes et anti-écologiques. La Vouivre peut être perçue comme l’énergie tellurique qui dynamise la terre et dont les esprits, les élémentaux sont des manifestations localisées dans des lieux : les esprits de la Nature sont les Génies des lieux. Au Moyen Age on parlait du genus loci... Henry Vincenot, dans le Pape des escargots, a dit la Vouivre de belle manière comme, avant lui, Marcel Aymé. " On appelle du nom de Vouivre, écrivent Kintia Appavou et Régor R. Mougeot, les courants d’Energie tellurique qui innervent la Terre-Mère, qui lui donne son souffle, sa chaleur, afin de nourrir tous les êtres vivants qu’elle recèle en son sein. Elle est cette énergie fantastique à laquelle on imputait la crue des fleuves, les tremblements de terre, les éruptions volcaniques, les forces terrifiantes de l’érosion qui sculptent les paysages, énergie personnalisée par Gargantua et tous les géants mythiques de nos provinces. Elle est cette Energie qui colore les sources que l’on dit guérisseuses. Les hommes, de tout temps, l’ont représentée sous la forme du Serpent-Dragon souterrain. En parcourant l’échine de la Terre, elle aspire à rejoindre son complémentaire, c’est-à-dire l’Energie Cosmique. Tout ce qui vit entre Terre et Ciel est voué à ces deux formes d’énergies, et l’Homme est le pivot, le lien les rassemblant et les unissant en lui. Cela lui est fort difficile car les énergies de la Terre sont chaotiques et ce Feu peut détruire et dévorer celui qui n’en a pas la maîtrise. Aussi loin que l’on puisse remonter dans le temps, l’on s’aperçoit que le Serpent et le Dragon jouent un rôle décisif dans toutes les civilisations, de l’Orient à l’Occident, et qu’il est à l’origine des anciens cultes dédiés à la Terre-Mère. "
 
 
Langage des oiseaux, entre secrets et poésie...
La langue des Oiseaux est un système médiéval de codage inventé par les trouvères et troubadours. Cela permettait de faire passer des messages qui déjouaient la censure des autorités, notamment ecclésiales. Les clés de cette langue sont les sonorités, les étymologies subtiles, les graphies. Les jeux de mots, les calembours sont des résidus profanes de cette langue sacrée. En français, par exemple, on dira que la maladie est le Mal qui dit, c’est donc le Dit du Mal. La guérison ne peut être qu’une autre parole, un autre Dit, un Dit du Bien, un Dit qui nous parle du Ciel, c’est la Bénédiction, c’est-à-dire la Belle/Bonne Diction, c’est aussi le Bien Entendu, bien entendu ! Les poètes qui parlaient de la Vouivre et de cette Nature vivante usaient de cette langue. On peut parler de Rabelais avec son Gargantua. Dans la Langue des Oiseaux, la géobiologie est la science par exemple des esprits de la Nature. Comment pouvons-nous entretenir une relation avec ces derniers ? Il nous faut entrer dans une géographie et un temps subtils. Quitter le présent coincé entre passé et futur, et entrer dans la Présence. Le mot dit bien le caractère féminin du processus ! C’est entrer dans un état dynamique bienheureux, car c’est un bonheur que de " parler " aux elfes et autres lutins : le bonheur est-il autre chose que de se trouver là où il faut et quand il faut, c’est-à-dire être à la Bonne Heure ? Combien de rendez-vous sont-ils manqués parce que nous ne sommes pas à la Bonne heure, mais à la Mauvaise Heure, le Malheur !

La géobiologie comme science des lieux dans lesquels les esprits de la Nature diffusent leur flux, nous conduit à faire vivre une physiologie subtile. Peut-on voir ou toucher ces esprits ? Question normale, mais qui se trompe de verbe. La vue, le toucher, les autres sens sont des fonctions d’organes de sens de notre corps physique : ils nous aident à entrer en rapport avec la matérialité de notre monde. Mais le dialogue avec les esprits suppose que nous entrions dans la profondeur subtile de nos cinq sens : la langue des Oiseaux dirait la nécessité d’un apprentissage (apprendre le tissage, maîtriser les liens) pour le mouvement de nos sens vers leur essence (E-sens, ou le E figure l’unité des trois plans de l’être). Ici, la profondeur qualitative de la vue est la Claire Voyance, de l’ouïe la Claire Audience, du toucher le Tact.... Cela dessine une physiologie subtile qui permet grâce à une écoute sensible, poétique, de conTACTer ces esprits.

La musique aussi nous transporte dans des états modifiés de conscience.
La musique dont il faut entendre l’Inspiration : les Muses. Les Derniers Trouvères participent à ce mouvement de réenchantement du monde. Il s’agit d’un ensemble musical dont la vocation est de faire vivre les valeurs traditionnelles à travers une forme nouvelle. Et parmi ces valeurs, la célébration des esprits de la Nature n’est pas la moindre. Dans leur dernier album, Un fabuleux héritage, ils nous font entrer dans un univers enchanté qui est au sens propre une " vue de l’esprit ", c’est-à-dire une manifestation de l’Energie. Dans l’Imaginaire médiéval et antique, d’Orient et d’Occident d’ailleurs, du Nord et du Sud, ces énergies, ces esprits de la Nature vivante sont des expressions de la Vouivre, fée-dragon qui dynamise la Terre, dynamique spirituelle et concrète. Sur des rythmes médiévaux européens, Les Derniers trouvères enchantent nos âmes et font chanter les Voyelles qui cheminent sur les voies de la Vouivre de cette Nature et sonner les consonnes qui structurent notre terre.
 
 
Mohammed Taleb, philosophe et conteur
Par mohammed Taleb - Publié dans : Langue des Oiseaux
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Samedi 27 octobre 2007
 


PHOENIX, des cendres au Cœur...




Se remettre au Monde, meilleur qu’avant.




Vert glas : vire âge et rets d’heure…




L’Espoir sonne…




SITE : Accepte, pleure




Eaux, Vie, Vents : MONUMENT.




Gai : ris…….Sûr, le CHEMIN te parle. Croîs,




Magique…






Par Air-Mess - Publié dans : mercuriel
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Samedi 27 octobre 2007




Guetteur de vents, guetteur de souffles, guetteur de nouveaux souffles, guetteur d’inspirations, guetteur de respirations, guetteur de magie(s), guetteur de folies nourricières atomisant la routine et l’esclavage…
 
 
 
 
Féru de vibration, d’ondulation cosmique, intrinsèque aux mouvements qui baillent dans le plaisir d’un relaché non acté, féru avec Ferré dans la ferveur…
 
 
 
 
J’ouïs ! Sœurs humaines qui avec nous vivez… Que chacun s’autorise à se permettre " d’Assumer ses Désirs. "
  
 
 
Merci ! ! ! de nous faire chevaucher l’imaginaire d’un haut plateau, les cheveux au vent, les chevaux en LIBERTE TOTALE… REVERANT la VIE







Par Air-Mess - Publié dans : mercuriel
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Samedi 27 octobre 2007
 


Mâ, grande heure qu’1 porte, je mets plus de feu,



 
 
 
A ouvrir les portes de l’IMMENSE,



 
 
 
ô, creux de mes failles.



 
 
 
Ni petit, ni grand : juste INFINI…



 
 
Oxygène tes peaux : cible !



 
 
 
T’es bien plus que tu crois !!!

 
 
 
 
 
Par Air-Mess - Publié dans : mercuriel
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Jeudi 25 octobre 2007
 

" Qu’adviendrait-il si, un jour, la science, le sens du beau et celui du bien se fondaient en un concert harmonieux ? Qu’arriverait-il si cette synthèse devenait un merveilleux instrument de travail, une nouvelle algèbre, une chimie spirituelle qui permettrait de combiner, par exemple, des lois astronomiques avec une phrase de Bach et un verset de la Bible, pour en déduire de nouvelles notions qui serviraient de tremplin à d’autres opérations de l’esprit ? "

Joseph Valet dans Le Jeu des perles de verre de Hermann Hesse
Par hermann hesse - Publié dans : l'ivresque...
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Jeudi 25 octobre 2007

 

Sans un regard en arrière, elle hisse le volumineux sac à dos sur ses épaules. Tout le monde dort encore. Elle attrape son vieux sac de toile et claque doucement la porte du pied. " Enfin le grand soir ! ", elle éclate silencieusement de rire - le jour se lève à peine. Hormis un coq dans le lointain, la campagne est encore assoupie, estompée d’une brumeuse lumière rose - orangée. Elle vérifie la cantine de fer bleue calée à l’arrière du vieux break : couchage, matériel de camping, lampe tempête, provisions de bouche. Cale le sac à dos à l’aide du futon roulé. " Parfait ! En avant, toute ! ".

 

A cette heure, la route est déserte. Elle glisse dans le lecteur sa compil préférée de Stevie Wonder. " I am freeeeeeeee... ", la jeune femme se trémousse en rythme, bat la mesure sur le volant, se répète : " En avant, c’est parti ! ". Les vacances de masse s’achèvent. Impression que le temps se suspend attendant la rentrée . Comme la nature, au petit jour. " Suspendue... ", pourquoi pas ? Comme " Le Pendu " du tarot. Attaché par un pied, tête en bas, bras croisés sur les reins, l'autre jambe nonchalemment? repliée… Détendu, tranquille… "Paradoxal, non ? Eh, le saltimbanque, il est comment le monde, vu la tête en bas ? " Elle roule doucement. Ne veut pas troubler la nature qui s’éveille. Espère toujours qu’un animal sauvage croise son chemin. Une biche, un écureuil, un renard en chasse, peut-être. Elle coupe la musique. Calme l’excitation. Respire tranquillement.


 
***


 
Les kilomètres défilent. Sa conduite est souple - fluide. Elle se demande si elle a bien fait de laisser derrière elle cette unique phrase, griffonnée à la hâte. C’est peut-être pire que rien. Mais elle ne voit rien à dire, rien à expliquer. " C’est MAINTENANT le jour et l’heure, je décolle… M ". Elle fait halte dans une boulangerie de village, choisit un à un les pains au chocolat les plus dorés et croustillants. S’installe en terrasse, au soleil, commande un double café noir. Mirabelle a tout son temps. Elle n’est pas en fuite - ni en avant ni en arrière. Elle extraie du sac de toile grenat un épais carnet à spirale de papier recyclé. Vierge. Saisit le stylo plume à encre verte, neuf, lui aussi. Sur la première page, Mirabelle trace avec application " AN O " au centre, puis, juste en-dessous " Je m’appelle Amandine. Ma vie commence aujourd’hui " ." Voilà, c’est écrit ! ". Les pains au chocolat sont aussi succulents qu’ils en ont l’air. " Bonne augure, ça ! ". Elle les engloutit tous, demande un autre café pour faire descendre tout ça et une serviette pour ses doigts maculés de gras. " Excusez-moi, mademoiselle, il s’appelle comment votre village ? ", "Régalion ". La serveuse astique consciencieusement la table. " Je cherche un gîte, dans la campagne, avec cheminée si possible. Pourriez-vous m’indiquer quelque chose dans les environs ? ", " Il vous faut aller à l’épicerie. Là, vous demandez Nicole, c’est elle qui garde les clés. " Comme en signe de ponctuation, la cloche de l’église fait retentir huit coups. D’un ton solennel, elle se dit : " TOUT commence maintenant… "
 


Elle se sent bien sur cette place gardée de gigantesques platanes. Elle n’est jamais venue par ici, ne connaît personne. " Et pourquoi pas ici ? " Phil est probablement réveillé maintenant. Elle est contente d’avoir laissé ce mot finalement. " Il est assez fin pour comprendre ". En tout cas, elle l’espère - pour lui. Elle n’est pas vraiment inquiète, il aime tellement la vie. " Tu sauras faire face, comme toujours, mon bien-aimé ". Une toute petite bonne femme, légèrement voûtée traverse à grands pas la place, vivement tirée par son chien. Agée d’au moins quatre-vingts ans. Mais le visage, le regard, l’allure sont étonnement jeunes. Elle est belle encore, si vivante. " Oui, pourquoi pas ici… Après tout, ça ne m’engage à rien. " Des gamins tapent le ballon devant le temple circulaire, couleur sable. Les habitués se retrouvent autour d’un petit noir, parcourent les gros titres avant de faire passer le journal au voisin. Elle imagine qu’il en est ainsi chaque matin - une habitude, un rituel, un instant de détente accordé, une mise en condition pour lancer la machine. Elle sirote son café froid à minuscules gorgées. Rien ne la presse, personne ne l’attend plus.


 
***


 
Clefs en poche, Amandine démarre la voiture. " Y a un grand panneau à l’entrée du chemin, avec une double spirale peinte en blanc. C’est tout droit jusqu’à la bergerie. Pouvez pas vous tromper, c’est la seule habitation du coin. " Elle longe un sous-bois clairsemé de chênes verts, débouche sur un vaste pré, aperçoit la petite bâtisse rectangulaire. Il commence déjà à faire chaud.
 


Elle ouvre tout en grand - portes, fenêtres, moustiquaires, volets. C’est rustique - simple et propre. Cheminée surélevée, vieux pavés de terre, murs grossièrement blanchis à la chaux. Juste une grande pièce avec mezzanine. Au-dessus, une chambre éclairée par un gros œil de bœuf. En-dessous, le cabinet de toilette miraculeusement pourvu d’une antique baignoire en fonte et d’un WC. Elle fera la visite en détails tout à l’heure. Amandine a payé une semaine d’avance, le temps de voir si ça lui convient. Elle retourne chercher son gros sac de toile dans la voiture. En sort tout un attirail - bougies, encens, herbes aromatiques, livres, cartes, un petit bloc d’améthyste brute. Sur une coupelle en terre cuite, elle enflamme les charbons sur lesquels vont se consumer les grains de benjoin et les herbes odorantes. Bras tendus, très lentement elle fait le tour de la pièce, enfume bien tout l’espace. " Comme ça, ce sera parfait ! ".


 
Amandine retourne dehors. A l’arrière de la bergerie, elle découvre un petite fontaine de pierre, envahie de lierre. " Magnifique, de l’eau de source ! ". Un jardin semi sauvage se devine à quelques touffes rescapées de soleils, de fleurs de lin, de cosmos, d’œillets d’Inde. Le sous-bois est une réserve naturelle de petit bois. Il complétera à merveille le gros tas de bûches protégé par une bâche, qu’elle a remarqué en arrivant, à l’extrémité de la terrasse. Amandine flaire son nouveau territoire, délimite un large périmètre autour la maison. Mentalement, elle trace un cercle protecteur, non pour marquer une propriété mais plutôt sa zone d’influence. Ce qu’il lui faut, c’est un lieu de pouvoir. Son lieu de pouvoir. Elle a besoin maintenant d’être seule. D’aller plus avant à la rencontre des forces naturelles. Les siennes, comme celles de la planète ou du cosmos. En cercles concentriques, elle revient au centre, maintenant prête à investir les lieux.


 
Sur le seuil, elle est assaillie par une odeur d’église, enrichie de sauge et de lavande. Un coup de balai s’impose – une espèce de rituel, d’hommage rendu aux lieux. L’évier en pierre trône sous une fenêtre. " Quel luxe de laver sa vaisselle en contemplant la nature ! " Le mobilier est réduit à l’essentiel, mais pratique et confortable. Côté cuisine : une table, deux bancs, une étagère de fortune dans une niche fermée d’un rideau à carreaux rouges et blancs, une vieille gazinière flanquée d’un réfrigérateur miniature. Côté " salon " : un vieux canapé décoloré mais confortable, une table basse ovale et un fauteuil club au cuir tout desséché contre la cheminée. Elle repère une autre niche creusée dans la pierre, où disposer quelques affaires. Amandine s’allonge sur le divan. Ferme les yeux. Respire. S’offre à l’instant. Se libère. Remercie. Commence à flotter. S’assoupit presque. Ni rêve, ni sommeil, ni méditation. Instants bénis où elle n’est plus qu’acceptation. Un bienheureux abandon dans lequel elle se repose et se régénère. Chèque en blanc signé à la vie.


 
Elle se redresse d’un bond, toute ragaillardie, file chercher la malle de fer, le sac à dos et le futon. C’est là tout ce qu’elle possède, ce qu’elle a choisi de conserver. Le strict nécessaire. Elle extraie du coffre un batik pourpre imprimé d’une étoile géante. L’étend sur le canapé puis dispose partout où elle peut une multitude de bougies. Elle complète le paysage d'une touche de jaune - une brassée de soleils, dressés dans un lourd vase de verre torsadé, sur la table de la cuisine. " Ca commence à prendre tournure ! ". Une fois déballés les ustensiles de cuisine, tous casés dans la niche, elle hisse la cantine à l’étage. Le matelas est très correct, il sent bon le frais. Elle déroule une fine natte de paille à ses pieds. Le drap de coton blanc et l’épais duvet de plumes vert d’eau qui la suivent partout, rendent la chambre accueillante. Déjà, elle se sent chez elle. Elle vide le sac à dos sur le lit. Refait l’inventaire de sa garde robe, replie tout dans la malle. Résiste à l’envie de s’allonger sur le lit. La fontaine l’appelle. Elle a soif. Elle attrape au passage la gargoulette et sort par la porte de derrière. Amandine découvre un filet d’eau bien maigrelet. " Il est grand temps qu’il pleuve ! ". Elle se cale sur la margelle, attend que le cruchon se remplisse. Un couple de papillons virevoltant se posent sur son genou. " C’est gentil à vous de me souhaiter la bienvenue. Moi aussi, je suis enchantée de faire votre connaissance. J’envie tellement votre légèreté. S’il vous plaît, vous m’apprendrez ? " Sa main dessine au ralenti des arabesques dans le bassin. Elle se rafraîchit délicatement le front, la nuque, les bras. " Hum, comme c’est bon ! " Creuse sa main et lape l’eau, comme un animal.


***
 

Le soleil est au plus haut, Amandine se réfugie dans la fraîcheur des vieilles pierres, tire les volets à l’espagnolette. Grignote quelques figues trop mûres dénichées dans le sous-bois, du pain et du fromage de chèvre, le tout arrosé de délicieuse eau de source. " Un vrai dîner de roi ! ". La bouilloire siffle, elle prépare un café à la turc, agrémenté d’une pincée de gingembre et de quelques graines de cardamome. Son arôme embaume tout l’espace. Elle s’en sert une pleine tasse, se love sur le canapé, respire profondément l’instant. " C’est si bon ! ", se répète-t-elle encore. Dans la bienfaisante pénombre de l’intérieur, tout est silence, hormis le bourdonnement continu des insectes. Elle allume l’énorme cierge, reçu providentiellement hier pour son anniversaire. " Etait-ce seulement hier ?!!! "Elle choisit un des jeux, celui des chamans amérindiens. A la lumière des cartes, elle cherche à distinguer les processus sous-jacents, à reconnaître les énergies en jeu. Non pas pour prédire l’avenir mais pour discerner les meilleurs choix possibles à faire au moment présent. Amandine respire calmement, ferme les yeux, se concentre sur maintenant tandis qu’elle bat lentement le jeu, l’imprégnant de sa vibration. Elle étale les cartes devant elle, en tire une seule : 


" Guerrier " - Force de volonté, confiance en soi, self-control.


 
Par quelques vecteurs que ce soient, l’univers nous renvoie ses multiples échos. " Evidemment, ça ne pouvait être que celle-là, la toute dernière carte du jeu, celle de la véritable connaissance ! - Résolu et déterminé, le guerrier demeure comme un roc dans la tempête. Il ne cherche pas le pouvoir sur le monde mais la maîtrise de lui-même. "Et ainsi il pourra devenir un guerrier de la vision." "

C’est par cela qu’elle va " ouvrir " son carnet. Amandine recopie avec application les phrases les plus " parlantes " du message.

La Bergerie, Lundi 1e – 15 H

" Guerrier : Le guerrier possède un esprit ferme, une force de volonté, une confiance et une maîtrise de soi. Ainsi, seulement il pourra suivre jusqu’au bout la voie que lui indiquera sa vision… De cette manière uniquement, il sentira croître l’énergie de son corps et de son esprit se libérer d’elle-même pour enflammer le monde en le menant vers une conscience et une connaissance nouvelles : la véritable connaissance de la nature. "


Percer le voile des apparences. Voir, Respirer de " l’autre côté ". Renouer avec l’esprit animal, végétal, minéral, élémental... Voyager au delà de l’humain... Tête en bas!

ENFLAMMER LE MONDE…Whaoooo ! ! ! !


*
Une vague d’énergie libre traverse Amandine. " Respire ! ". 


Enflamme le monde… Ces quelques mots résonnent en cascade, filent comme le vent, la ravissent, la propulsent… Ailleurs 




Par nature - Publié dans : ailleurs - Communauté : Imaginair - Atelier d'écriture
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Jeudi 25 octobre 2007

 



" Si belle parée de flammes ! "

Ses yeux d’enfant admirent la magicienne. 

Celle qui cultive l’art du bonheur dans le secret de ses jardins. 

Celle qui sème d’infimes éclats de joie dans ses parterres. 

Celle qui attire l’abondance avec des riens. 

Celle qui bénit aussi les jours de pluie, les aléas, les coups durs. 

Celle qui se joue des circonstances.

 

 

 
Par nature - Publié dans : simplement...
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Jeudi 25 octobre 2007



Elle s’imagine en femme préhistorique. Gardienne du feu. 

Oui, c’est en elle. Un instinct. Un fondement. Un appel. 

Elle est d’une nature qui s’enflamme comme un rien. 

Qui brûle de désir. D’ardentes passions. 

Parfois, elle se roussit les ailes. Se passe par le feu. 

Brûle l’inutile par les deux bouts. 

Renaît de ses cendres.

Par nature - Publié dans : feu
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"L'homme comme l'arbre est un être où des forces confuses viennent se tenir debout." Gaston Bachelard

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, c'est ne pas compter, c'est croître comme l'arbre qui ne presse pas sa sève, qui résiste, confiant, aux grands vents du printemps, sans craindre que l'été puisse ne pas venir. L'été vient. Mais il ne vient que pour ceux qui savent attendre, aussi tranquilles et ouverts que s'ils avaient l'éternité devant eux.

Rainer Maria Rilke   Lettres à un jeune poète

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