Jeudi 25 octobre 2007
 
 
comme sur un textile à étendre au sol s'emporte-t-elle dans le mouvement de l'atmosphère les bêtes attelées ensemble s'emportent à grande allure le plus rapide des chevaux déjà s'envole la masse d'eau qui se soulève et s'abaisse emporte tout sur son déplacement d'un mouvement continu un être surnaturel qui influe sur la destinée sort du récipient contenant un liquide combustible pour éclairer accueillir favorablement une demande un souhait non ça n'est pas ça te raconter en successions rapides et changeantes de sensations dans le tourbillonnement des fragments d'un corps qui éclate de lumière vive l'antre de ce que l'on sait pour l'avoir appris le palais des efforts de l'esprit pour trouver des connaissances nouvelles des récits des événements du passé réels ou imaginaires terribles aux règles de conduite édifiante pour enfants sages des suites de phénomènes psychiques pendant le sommeil de songe le fait croire des choses vraies vraisemblables ou possibles des types primitifs ou idéals pas le temps de reprendre le mouvement que l'air produit en soufflant la masse d'eau qui se soulève et s'abaisse t'emporte tantôt recouverte complètement par le flot tantôt sur la bande de terre qui borde un cours d'eau un lac à faire en sorte de voir examiner observer se déplacer d'un mouvement continu en Technicolor des fragments de ce qui n'existe que dans l'imagination emporté par une autre masse d'eau qui se soulève et s'abaisse si approchant semblable voisin à une si grande distance d'espace ou de temps le texte imprimé sous forme de registre s'est refermé l'être surnaturel qui influe sur la destinée s'en est allé


Par nature - Publié dans : air
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Jeudi 25 octobre 2007

 

 

Sur la même longueur d’Onde limpide et transparente après l’Ondée
pluie soudaine et de peu de durée une fine Ondine fine déesse des eaux 
Les On-dit la font femme les bruits qui courent la font fendue 
On la voit, elle Ondoie elle se meut en s’élevant et s’abaissant 
alternativement plus Ondoyante quand il vente à la démarche plus 
Ondoyante quand il vente elle se déploie en Ondoiement de joie 
se déploie en un mouvement qui Ondoie de joie encore plus lente 
Ondulante mobile et changeante d’Ondulation en Ondulation 
De ligne sinueuse de courbes concaves et convexes en ligne sinueuse 
Sur son écritoire Ondulatoire Sur son écritoire d’un mouvement Ondulatoire 
Elevée dans une contrée Ondulée Ondule Onduleuse 
Sur la même longueur d’Onde 
Sur la même longueur 
d’ébranlement


Par nature - Publié dans : eau
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Jeudi 25 octobre 2007
 
(…) Telle une piste qui dans la forêt, se fait de plus en plus étroite jusqu’à sembler disparaître, la psychologie classique tourne court lorsqu’il s’agit de la femme créatrice, de la femme douée, de la femme profonde. Elle est souvent peu bavarde ou carrément silencieuse sur les questions d’une grande importance pour les femmes : celles de l’archétype, de l’intuition, du sexuel et du cyclique, des âges de la femme, de sa façon d’être, de son savoir, de la flamme de sa créativité. C’est ce qui, pendant plus de 20 ans, m’a poussé à travailler sur l’archétype de la Femme Sauvage.

On ne peut traiter des questions de l’âme féminine en modelant la femme selon les critères d’une culture inconsciente, pas plus que ceux qui se prétendent les seuls détenteurs de la conscience ne peuvent lui donner une forme plus facilement acceptable, intellectuellement parlant. Non, c’est là ce qui a poussé des millions de femmes à se mettre en dehors de leur propre culture, à devenir des " outsiders "… Au contraire, le but doit être de faire recouvrer à la femme la beauté de ses formes psychiques naturelles.

Les histoires, les contes de fées, les mythes aiguisent notre vision des choses, en nous aidant à mieux les comprendre, de sorte que nous pouvons retrouver et suivre la piste tracée par la nature sauvage. L’enseignement des contes nous donne la certitude que la piste n’a pas disparu, qu’elle mène les femmes de plus en plus profondément au cœur de la connaissance d’elles-mêmes. Les traces que nous suivons toutes sont celles du Soi instinctuel, du Soi sauvage et profond.

Je l’appelle la Femme Sauvage, car ces mots mêmes, femme et sauvage, produisent Ilamar o tocar a la puerta, les coups que frappe le conte de fées à la porte de la psyché féminine. Ilamar o tocar a la puerta signifie littéralement qu’on joue d’un instrument dans le but d’ouvrir une porte. Autrement dit, on utilise des mots qui provoquent l’ouverture d’un passage. Quelles que soient ses influences culturelles, toute femme comprend intuitivement les mots femme et sauvage.


Quand les femmes entendent ces mots, un vieux, très vieux souvenir s’éveille, la mémoire de leur parenté absolue, indiscutable et irrévocable avec la féminité sauvage. Ce lien peut être distendu du fait de notre négligence ou avoir été mis hors la loi par la culture environnante. Il a pu avoir été domestiqué à l’excès ou bien encore nous avons cessé de le comprendre. Mais même si nous avons oublié les noms de la Femme Sauvage, même si nous faisons la sourde oreille quand elle prononce le nôtre, nous la désirons. Elle nous appartient, nous lui appartenons. Et nous le savons.

C’est dans cette relation fondamentale, primitive, essentielle que nous sommes nées, c’est d’elle que, dans notre essence, nous dérivons. L’archétype de la Femme Sauvage enveloppe l’être alpha du matrilignage. Lorsque, parfois, nous en faisons l’expérience, même fugitivement, nous mourrons d’envie de continuer. Chez certaines femmes, ce " goût du sauvage " vient à la grossesse, ou bien pendant qu’elles s’occupent de leurs tout-petits, ou au cours de ce changement miraculeux qui intervient en elles lorsqu’elles élèvent un enfant, ou enfin quand elles entretiennent une relation amoureuse comme on entretient un jardin.

La vision de spectacles de grande beauté nous permet d’approcher la Femme Sauvage. Je l’ai sentie qui frémissait en moi devant un coucher de soleil magnifique. Je l’ai sentie en voyant, au crépuscule, des pêcheurs revenir du lac à la lumière des lanternes, en découvrant les orteils de mon nouveau-né, bien rangés comme les grains d’un épis de maïs doux. Nous pouvons la voir partout.

Le son nous permet tout aussi bien de l’approcher : la musique, qui fait vibrer le sternum et excite le cœur, le tambour, le sifflet, l’appel, le cri, le mot, écrit ou parlé. Parfois, un mot, une phrase, un poème ou une histoire sont si riches d’évocation, si justes, qu’ils nous rappellent, du moins un bref instant, de quoi nous sommes faites et où se trouve notre vraie demeure.
Ce " goût du sauvage " va et vient avec l’inspiration. On éprouve cette aspiration à la Femme Sauvage lorsqu’on croise une personne qui a établi cette relation sauvage, lorsqu’on prend conscience de s’être trop consacrée à la flamme mystique ou à la rêverie, au détriment de sa propre créativité, de l’œuvre de sa vie ou de ses amours vraies.

C’est pourtant ce goût fugitif, né de la beauté comme de la perte, qui nous rend si agitées, si désireuses de continuer à poursuivre cette nature sauvage. Alors nous bondissons dans la forêt, le désert ou la neige et nous courons, nous courons, nos yeux sondant le sol, l’oreille tendue. Nous cherchons partout, dessus, dessous, un signe, un indice, un vestige prouvant qu’elle vit encore, que nous n’avons pas laissé passer notre chance. Et quand nous découvrons sa trace, nous redoublons d’efforts pour nous rattraper, pour remettre tout au propre, nos amours comme notre esprit, pour tourner la page, rompre les ponts, enfreindre les règles, arrêter la planète. Car nous n’avons pas l’intention de continuer sans elle.

Quand les femmes l’ont perdue et retrouvée, elles font tout pour le garder à jamais. Elles se battent pour cela, car avec elle leur vie créatrice s’épanouit, avec elle leurs amours gagnent en profondeur, en signification, en bien-être, avec elle les cycles de leur sexualité, de leur créativité, de leur travail se rétablissent. Elles ne sont plus les victimes désignées de la violence prédatrice des autres. Elles sont égales devant les lois de la nature, égales pour croître et lutter. Désormais, si elles sont fatiguées à la fin de la journée, c’est suite à des tâches satisfaisantes, non parce qu’elles étaient enfermées dans un travail, un état d’esprit ou une relation amoureuse étriqués. Elles savent instinctivement quand les choses doivent vivre et quand elles doivent mourir. Elles savent partir, elles savent rester.

En réaffirmant leur relation avec la nature sauvage, les femmes reçoivent le don d’une observatrice intérieure permanente, une personne sage, visionnaire, intuitive, un oracle, une inspiratrice, quelqu’un qui écoute, crée, réalise, invente, guide, suggère, qui insuffle une vie vibrante au monde intérieur et au monde extérieur. Quand les femmes sont dans la proximité de cette nature, il émane d’elles une lumière. Ce professeur sauvage, cette mère sauvage, ce mentor sauvage soutient envers et contre tout leur vie intérieure et extérieure.

Le mot sauvage n’est donc pas utilisé ici en son sens moderne, péjoratif, d’" échapper à tout contrôle ", mais en son sens originel de " vivre une vie naturelle ", une vie où la criatura, la créature, a une intégrité foncière et des limites saines. Les mots femme et sauvage créent une métaphore qui décrit la force fondatrice de l’espèce féminine. Ils personnifient cette force sans laquelle les femmes ne peuvent vivre.

L’archétype de la Femme Sauvage peut aussi être exprimé en d’autres termes, également adéquats. On peut donner à cette puissante nature psychologique le nom de " nature instinctive " mais la Femme Sauvage est la force qui la sous-tend. On peut l’appeler " psyché naturelle ", mais la Femme Sauvage est également la force qui la sous-tend. On peut parler de nature innée, foncière, intrinsèque. On peut, en poésie, parler de " l’Autre ", des " sept mers de l’univers ", des " bois lointains " ou de l’ " Amie ". Selon la perspective ou la psychologie, on l’appellera peut-être le ça, le Soi, la nature médiale. En biologie, on parlera de nature fondamentale ou typique.

Mais parce qu’elle est tacite, presciente et viscérale, parmi les cantadoras on l’appelle la nature qui sait, ou la nature sage. Parfois, aussi, " la femme qui vit au bout du temps " ou " la femme qui vit au bord du monde ". Et cette criatura est toujours une sorcière – créatrice, une Déesse de la mort, une jeune fille en cours de descente ou autre. Elle est à la fois l’amie et la mère des égarés, de ceux qui ont besoin de savoir, qui ont une énigme à résoudre, qui errent dans le désert ou la forêt, en quête de quelque chose.

En réalité, dans l’inconscient psychoïde – une couche de la psyché d’où ce phénomène émane – la Femme Sauvage n’a pas de nom. Elle est trop vaste. Mais dans la mesure où cette force engendre chaque facette importante de la féminité, ici-bas nous lui donnons des noms en quantité et pas uniquement pour avoir un aperçu des innombrables aspects de sa nature : pour nous arrimer aussi à elle. Parce qu’au début où se rétablit notre relation avec elle, elle peut en un instant se changer en fumée, nous créons en la nommant un territoire intérieure où nous la pensons et la sentons. Ainsi elle viendra et si elle est valorisée, elle restera. "
(…)

" Femmes qui courent avec les loups 
" Histoires et mythes de l’archétype de la femme sauvage 
de Clarissa Pinkola Estés. Livre de poche
 
Par pinkola estès - Publié dans : l'ivresque...
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Mercredi 24 octobre 2007

CA


chez lili
 
ça se déploie

 

Par lili cosmonde - Publié dans : chez lili
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Mercredi 24 octobre 2007


En recherche d’équilibre

Crinière à tous vents

Sabots martelant la terre
 
La, balance du juste 
Par nature - Publié dans : mots en douce
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Mercredi 24 octobre 2007


de la source à l'océan
de l'océan à la source
une ample respiration
voyage du vide au plein
retour au vide comme
un retour à soi
puis retour au plein
s'en aller vers l'autre

se vider pour mieux se remplir
s'oublier pour mieux se souvenir
se perdre pour mieux se retrouver
mourir pour renaître renouvelé

la vie, flux et reflux...en vie, 
perpétue le changement...
l'envie féconde les univers...

 

Par nature - Publié dans : silence - Communauté : Imaginair - Atelier d'écriture
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Mercredi 24 octobre 2007

Un jour tu prends conscience que tu es prisonnière, recroquevillée dans une étroite cellule grise et nue, tu es seule. Tu as si souvent eu peur, te sentant sans cesse menacée, envahie, manipulée, contrainte, limitée… Pour protéger ton intégrité, ta vérité, ta flamme, instinctivement, sans t’en rendre compte, tu as érigé des barrières, toujours plus hautes, plus impénétrables.
Longtemps après, tu te réveilles, enfermée, seule. Le danger est passé. Tu aspires de tout ton être à la liberté, au partage, à la communion avec tes semblables. Isolée comme tu l’es dans ta forteresse, tu ne sais pas comment faire. Tu as ouvert la porte mais tu restes enchaînée à ta peur, emmurée vivante ?

Tu n’abandonnes pas, ne te résignes pas, tu rêves d’évasion, coûte que coûte…

Tu observes à la loupe les conditions de ta détention, d’ailleurs, tu n’as que ça à faire. Tu guettes ton geôlier, tu ne le vois jamais, le silence, la solitude sont tes seuls compagnons. Il te faut un temps incroyable pour comprendre que le geôlier, c’est toi. Personne d’autre ne garde ta prison. Personne ne t’a enfermé pour te punir, tu l’as fait pour te mettre à l’abri.


Mais à l’abri de quoi ? Tu consacres toute ton énergie à le découvrir, à traquer et recenser tous les dangers réels et imaginaires, qui t’ont conduite là, ligotée, bâillonnée, impuissante, isolée. La tâche se révèle titanesque, presque impossible. Souvent, en proie à l’insidieuse illusion de la fatalité, désespérée, tu te crois condamnée. Tu affrontes tes peurs, une par une, face à face, tu les apprivoises, patiemment tu te libères, mais… une peur en cache une autre qui en cache une autre qui en cache une autre… Tu t’enfonces dans un puits sans fond, toujours plus profond, plus sombre, tu chemines sans désir vers ta mort.

Le temps s’écoule lentement, se mesure en remontée, se mesure en redescente. A chaque étape - plus haut, la lumière te renouvelle, te vivifie - plus profond, l’obscurité t’appelle, t’absorbe, t’anéantit. Tu aspires tantôt à la vie, illimitée, rayonnante, tantôt à la mort, dissolution et oubli.

Pauvre petit ludion piégé dans ton cylindre de verre, soumis aux pressions, tu parcours ta vertigineuse verticale .

Une éternité… un clin d’œil plus tard, la forteresse s’est évanouie sans laisser de trace. A la place, tu découvres une montgolfière arrimée par d’énormes cordes à la terre, ta planète. Maintenant tu flottes, légèrement au-dessus, tes chaînes apparaissent, visibles à l’œil nu, dans l’éclatante lumière du jour, tu les évalues. Tous tes attachements, tu les passes en revue, inspection générale et systématique. Tout ce que tu tiens, ce à quoi tu t’accroches, te retiens et te maintiens dans une identité figée, dépassée, si limitée. Le génie s’impatiente, veut s’échapper de la lampe.

Tu pressens que tu arrives à la limite, tu retiens ton souffle, au bord de la révélation. Un nouveau pas et ce sera sans retour. Au bord du gouffre, tu te prépares au grand saut. Tu as toujours su que viendrait cet instant, toute ta vie t’y a conduit, tu t’y es destinée de toute éternité.

Les clameurs du monde s’estompent dans le lointain, tu t’en éloignes, résolument, elles ne te concernent plus désormais. Autrefois, dans un autre temps, un autre espace, le monde n’avait de cesse de te vêtir de costumes, tous prêt-à-porter, pour jouer de multiples rôles, toujours écrit par d’autres. Tu aurais tellement aimé leur faire plaisir ! Si seulement ils t’avaient proposé un rôle à ta démesure...

Insensiblement, tu te détaches de ton histoire terrestre, tu perds la mémoire des événements marquants de ton existence. Tu n’as plus besoin de te rappeler sans cesse ce qui t’as faite telle que tu es. Tu laisses derrière toi peurs, chagrins et souffrances passés. Ils ont accompli leur œuvre de transformation, d’éveil, tu les abandonnes comme de vieilles peaux devenues obsolètes. La vie, de ta gangue originelle, a extraite une œuvre dépouillée, nouvelle, originale… une créature libre, dotée de son souffle créateur.

Aujourd’hui, le passé n’a plus d’importance. Tu ne cherches plus à satisfaire que la vie, qui danse en toi, insaisissable, changeante, aérienne. Elle t’inspire - au jour le jour - tu dessines ton costume, choisit ton décor. Tu crées la trame de ton histoire et la laisse se déployer, librement. Tu invites à ta table l’incertain, l’imprévisible, l’inconnu…

Au bord, tout au bord du vide, tu tends tes ailes, frémissante aux alizés…

 

Par nature - Publié dans : vide - Communauté : Imaginair - Atelier d'écriture
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Mercredi 24 octobre 2007

chez lili
ça te ressent, ça te vibre, ça t’écrit

 

Par lili cosmonde - Publié dans : chez lili
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Mercredi 24 octobre 2007

 

 

Comme sur un tapis se transporte-t-elle avec le vent
L'attelage s'emporte au grand galop déjà s'envole
La vague entraîne tout sur son passage
Un génie sort de la lampe
Exaucer un voeu non ça n'est pas ça
Te raconter en kaléidoscope
dans un tourbillonnement d'éclats
l'antre des connaissances le palais des recherches
des histoires terribles à morale édifiante
pour enfants sages
des rêves des croyances des archétypes
pas le temps de reprendre ton souffle
la vague te balaie tantôt submergée par le flot
tantôt sur la rive à regarder passer en Technicolor
des fragments de ton imaginaire
balayés par une autre vague
si proche si lointaine
le livre s'est refermé
le génie s'en est allé.

Par nature - Publié dans : air - Communauté : Imaginair - Atelier d'écriture
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Mardi 23 octobre 2007
 



Presque tous les enfants sont des poètes, c'est-à-dire qu'ils ont souvent un sens assez profond du mystère; ils sont dans un monde un peu comme des étrangers qui arrivent dans un pays où ils n'avaient jamais mis les pieds, et ils regardent autour d'eux avec beaucoup d'étonnement. Le but de l'éducation est de faire peu à peu disparaître cet étonnement en expliquant à l'enfant le sens de ce qui l'étonne. Et peu à peu il grandit et se sent tout à fait chez lui dans un monde où plus rien ne peut l'étonner. Et c'est ainsi que meurent les poètes.
 

Julien Green


Par julien green - Publié dans : sources
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"L'homme comme l'arbre est un être où des forces confuses viennent se tenir debout." Gaston Bachelard

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, c'est ne pas compter, c'est croître comme l'arbre qui ne presse pas sa sève, qui résiste, confiant, aux grands vents du printemps, sans craindre que l'été puisse ne pas venir. L'été vient. Mais il ne vient que pour ceux qui savent attendre, aussi tranquilles et ouverts que s'ils avaient l'éternité devant eux.

Rainer Maria Rilke   Lettres à un jeune poète

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