Mardi 23 octobre 2007
ton mental n’est-il qu’une intelligence artificielle ?
mille et une
Mon nom est sans importance, j’en change aussi souvent que de peau.
J’ai mille et un visages, mille et une sources, mille et une histoires…
"Etre: juste cela, sans discours superflu. Etre, sans aucun recours ni secours du côté du verbe avoir. Etre, dans l'absolu du dénuement, du non-pouvoir, du non-savoir. Etre aussi léger qu'un frêle épi de blé, qu'une fine bruine, aussi immense que le ciel, l'océan. Etre, verbe à conjuguer au point de tangence du présent et de l'éternité. Et s'aventurer dans l'espace en expansion de ce verbe - le plus exigeant et le plus éprouvant de tous les verbes avec le verbe "aimer" - ; cela implique de larguer bien des amarres, à commencer par les passions qui aliènent, les peurs qui enlisent et humilient, la colère et l'esprit de vengeance, de revanche qui usent en vain les forces dont on dispose, le mépris et l'indifférence qui ne sont que des travestissements de la paresse, la haine enfin, qui gangrène et le coeur et l'esprit, les souille et les pétrifie au final.Etre, rien que cela, mais sans mesure ni concession."Evite l'erreur de croire qu'il y a des privationspour qui a pris la résolution d'être.Fil de soie, tu entras dans la trame."
Rilke Les sonnets à Orphée, II, 21"
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Sylvie Germain dans " Etty Hillesum" coll. Chemins d'éternité chez Pygmalion
Le rêve chemine linéairement, oubliant son chemin en courant. La rêverie travaille en étoile. Elle revient à son centre pour lancer de nouveaux rayons.
Gaston Bachelard
trou noir
Tant de gens traversent leur vie en chiens errants, semblables à des bannis égarés en terre étrangère! On dirait que rien ne leur appartient, que rien ne les concerne, que rien ne leur " parle ". Ils sont si loin d’eux-mêmes qu’ils ne s’en aperçoivent même pas. Ils sillonnent les rues de leur existence sans se saluer, sans se retourner, sans se sourire. Leurs miroirs ne reflètent que l’apparence de ce qu’ils s’imaginent être. Ils ne s’y reconnaissent pas vraiment. Ils ont peur de cette présence aveugle qui les regarde sans les voir. De ce trou noir d’où surgissent parfois d’étranges cataclysmes. Ils soupçonnent peut-être une puissance cachée, inavouée, hasardeuse, d’être à l’œuvre quelque part… Forcément dangereuse. Prédatrice peut-être ?
Ils n’osent pas même y penser.
"L'homme comme l'arbre est un être où des forces confuses viennent se tenir debout." Gaston Bachelard
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