perte
analogique 2
Les gens n’existent qu’en s’assemblant dans l’espace de leur entre-deux. Les corps sont vides, leur substance tient toute dans leur liaison.
Le temps est une succession de rendez-vous que la vie te lance à la volée...
choisis !
L’univers est une fabuleuse chambre de résonances. Tu ne t’intéresses qu’à ce qui fait écho en toi. C’est cela ton fil invisible, la logique qui te guide. Tu sais que tout ce qui résonne, bien ou mal, a quelque chose à te dire. C’est toujours un reflet de toi-même. Reflet flatteur ou dévastateur, il te délivre son message en miroir :
" Choisis ce que tu veux réellement être ".
L’irruption du biologiste Ruppert Sheldrake sur la scène scientifique, il y a un peu plus de dix ans, nous avait apporté une bouffée d’énergie avec sa fameuse hypothèse des champs morphiques. A chaque forme correspond un champ, qui se rit de l’espace-temps, une sorte de passerelle vers l’éternité, et plus une forme se matérialise, plus son champ est fort. Idée très impliquante sur le plan de la responsabilité individuelle. Cela rejoint l’intuition du maître zen Taïsen Deshimaru quand il disait : "Votre posture de méditation influence le monde entier".
La morphogenèse sheldrakienne est censée toucher toutes les formes auto-engendrées, des cristaux aux embryons, du langage à nos comportements. Vaste ambition, que les sciences modernes ne peuvent intégrer autrement que de façon heuristique (comme un jeu qui fait réfléchir).
Acceptée telle quelle, la résonance morphique remettrait en cause toutes les disciplines contemporaines.
Dans son premier livre, Une nouvelle science de la vie (1981), le jeune biologiste de Cambridge essayait encore fougueusement de tout prouver par A plus B, citant moultes expériences frappantes, tant sur les cristaux que sur les rats ou sur les humains.
Dans le second livre, Presence of the Past (1988, traduit La mémoire de l’Univers), on note une maturation. Ruppert Sheldrake affirme son anglicité : tout de vient question d’habitude, de coutume. La lumière se déplace à 300000 km/s ? C’est parce qu’elle a pris cette habitude ! Rien n’est immuable. Tout bouge, évolue. Nous sommes influencés par des "champs de forme" depuis l’hors-espace-temps, mais nous influençons ces champs en retour - comme si l’idée divine nous modelait tout en étant modelée par nous en permanence.
Avec son troisième livre enfin, The rebirth of Nature (1991, traduit L’âme de la nature), le chercheur s’offre un melting pot philosophique. Après deux cents ans de mécanisme forcené, dit-il, on a voulu mordicus comparer la nature à nos machines, la transformant en un enchevêtrement de structures inertes, et voilà que s’annonce un nouvel animisme. La nature a une âme ! Une âme sexuée et divine. Nous le savons intimement. Que des savants puissent en refaire le coeur de leur art a de quoi nous faire chanceler de joie.
Esprit
Tu crois que l’Esprit est sans limite, qu’il embrasse tout. Que tout émane de lui. Qu’il est la Source de toute vie. Tu crois que ton esprit est une parcelle de l’Esprit. Tu crois que cette parcelle contient le Tout selon le principe de l’hologramme. Tu crois que ton esprit peut épouser et se fondre dans l’Esprit. Tu crois que c’est cela la fabuleuse aventure de l’incarnation. Un jeu d’aller et de retour, d’échange sans fin entre la partie et le tout.
trouver la bonne fréquence
Tu commences à tout reconsidérer sous un nouvel éclairage. Toi le premier. Tu es un élément du tout, tout est toi. Tu apprends par la science que tu partages effectivement des atomes avec Tout, que les échanges sont permanents. Tu inspires et expires des atomes à chaque souffle. Des atomes qui voyagent tels des oiseaux migrateurs. Traversent tous les règnes, tous les lieux, tous les temps. Tu intègres et rejettes le monde à chaque instant. Bien sûr tu ne choisis pas ! Tout est là en toi. Toutes ses mémoires que tu partages avec tout. Mémoires de saints, mémoires de tortionnaires. Mémoires de paix, de barbarie. Mémoires de terre natale ou de terres étrangères. Mémoires de feu et de vents. Mémoires de bêtes, de fleurs, de rochers. De forêts, d’océans, d’étoiles…Tu as la connaissance infuse, comme tout vivant. Tu ouvres grand ta conscience.
"L'homme comme l'arbre est un être où des forces confuses viennent se tenir debout." Gaston Bachelard
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