Quand tu n'en peux plus de souffrir, tu te retires et refermes la porte. Ainsi tu espères te protéger - trouver sécurité et paix. Mais à l'abri derrière ton rideau de fer, tu te perds, te vides et te dessèches. Certes tu échappes à la douleur mais la confiance et la joie semblent te fuir. Prisonnier de ta peur, tu erres, sans désir ni passion, tu t'étioles.
trou noir
Tant de gens traversent leur vie en chiens errants, semblables à des bannis égarés en terre étrangère! On dirait que rien ne leur appartient, que rien ne les concerne, que rien ne leur " parle ". Ils sont si loin d’eux-mêmes qu’ils ne s’en aperçoivent même pas. Ils sillonnent les rues de leur existence sans se saluer, sans se retourner, sans se sourire. Leurs miroirs ne reflètent que l’apparence de ce qu’ils s’imaginent être. Ils ne s’y reconnaissent pas vraiment. Ils ont peur de cette présence aveugle qui les regarde sans les voir. De ce trou noir d’où surgissent parfois d’étranges cataclysmes. Ils soupçonnent peut-être une puissance cachée, inavouée, hasardeuse, d’être à l’œuvre quelque part… Forcément dangereuse. Prédatrice peut-être ?
Ils n’osent pas même y penser.
Un jour, la mort t’invite à danser. Il y a peu, elle est venue chercher ton enfant . Toi, tu flottes, incertain. Ni vivant, ni mort. Maintenant la mort est là pour toi. Elle t’arrive en pleine face dans une citerne de gaz. Pas le temps d’y penser, tu te " dématérialises ". Quand tu reprends conscience, tout va bien. Seule ta place est intacte ! In extremis, de tout ton être, tu choisis la Vie.
Tout ce qui se présente à toi t’intéresse. T’interpelle. Tes rêves, tes pensées, tes peurs s’envolent dans l’univers à la recherche de leurs semblables. Ils sont tes messagers, portent ton empreinte, ta vibration, ta couleur. Mille et un reflets de tes obsessions.
"L'homme comme l'arbre est un être où des forces confuses viennent se tenir debout." Gaston Bachelard
Derniers Commentaires