Dans le néo-platonicisme, on distingue imaginaire et imagination réelle
(en alchimie : imaginatio vera, non phantastica). Cette philosophie considère l’ imagination comme un instrument de connaissance et un processus de création successivement psychique, spirituel et proprement métaphysique.
Je voudrais que vous compreniez qu’il n’y a pas de couleurs dans le monde réel. Il n’y a pas de beauté, il n’y a pas de laideur. Rien de tout cela. Dehors, c’est un chaos de soupe et de champs magnétiques. Réellement. Nous prenons tout cela et quelque part en nous-mêmes, nous créons un monde. Cela se passe quelque part en nous-mêmes.
Sir John Eckles – Prix Nobel de physiologie et de médecine
L’irruption du biologiste Ruppert Sheldrake sur la scène scientifique, il y a un peu plus de dix ans, nous avait apporté une bouffée d’énergie avec sa fameuse hypothèse des champs morphiques. A chaque forme correspond un champ, qui se rit de l’espace-temps, une sorte de passerelle vers l’éternité, et plus une forme se matérialise, plus son champ est fort. Idée très impliquante sur le plan de la responsabilité individuelle. Cela rejoint l’intuition du maître zen Taïsen Deshimaru quand il disait : "Votre posture de méditation influence le monde entier".
La morphogenèse sheldrakienne est censée toucher toutes les formes auto-engendrées, des cristaux aux embryons, du langage à nos comportements. Vaste ambition, que les sciences modernes ne peuvent intégrer autrement que de façon heuristique (comme un jeu qui fait réfléchir).
Acceptée telle quelle, la résonance morphique remettrait en cause toutes les disciplines contemporaines.
Dans son premier livre, Une nouvelle science de la vie (1981), le jeune biologiste de Cambridge essayait encore fougueusement de tout prouver par A plus B, citant moultes expériences frappantes, tant sur les cristaux que sur les rats ou sur les humains.
Dans le second livre, Presence of the Past (1988, traduit La mémoire de l’Univers), on note une maturation. Ruppert Sheldrake affirme son anglicité : tout de vient question d’habitude, de coutume. La lumière se déplace à 300000 km/s ? C’est parce qu’elle a pris cette habitude ! Rien n’est immuable. Tout bouge, évolue. Nous sommes influencés par des "champs de forme" depuis l’hors-espace-temps, mais nous influençons ces champs en retour - comme si l’idée divine nous modelait tout en étant modelée par nous en permanence.
Avec son troisième livre enfin, The rebirth of Nature (1991, traduit L’âme de la nature), le chercheur s’offre un melting pot philosophique. Après deux cents ans de mécanisme forcené, dit-il, on a voulu mordicus comparer la nature à nos machines, la transformant en un enchevêtrement de structures inertes, et voilà que s’annonce un nouvel animisme. La nature a une âme ! Une âme sexuée et divine. Nous le savons intimement. Que des savants puissent en refaire le coeur de leur art a de quoi nous faire chanceler de joie.
Les hologrammes possèdent quelques propriétés étonnantes
La première, c'est que la lumière qu'ils renvoient est exactement celle que l'objet éclairé par le laser émettait. Un hologramme, c'est comme une fenêtre sur un objet. C'est pour cela qu'on a vraiment l'impression de voir l'objet en relief : vous ne verrez pas la plaque photo de la même manière selon l'endroit d'où vous la regardez. Comme vos yeux sont à des endroits différents, chacun reçoit bien une image différente. Votre cerveau reconstitue alors le relief, et a l'impression de voir l'objet tel qu'il était, très exactement, au moment où il a été holographié. On peut même, en changeant de place, tourner autour, et voir des détails d'un côté qui étaient cachés de l'autre ! Si vous holographiez une loupe, et ce qu'elle regarde, l'hologramme vous donnera toujours l'impression que vous regardez à travers une loupe. Il en existe des impressionnants, où l'on peut même regarder dans un microscope holographié. Et ça marche !
Une seconde propriété, c'est que si vous découpez votre hologramme, sur chaque petit morceau d'hologramme, vous verrez l'objet en entier. Comme si vous aviez découpé une fenêtre en morceaux : par chaque morceau, vous pouvez voir tout ce qu'il y a derrière - à condition de regarder avec le bon angle. Donc un morceau d'hologramme est comme une petite fenêtre.
"L'homme comme l'arbre est un être où des forces confuses viennent se tenir debout." Gaston Bachelard
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