Cabinet de Curiosité

Jeudi 1 novembre 2007


Karl Pribram, cerveau et univers holographiques

Par Abel Chaouqi



Karl Pribram et David Bohm ont mené respectivement des recherches sur des axes différents et ont abouti à la même conclusion : l'univers n'est qu'une gigantesque illusion, c'est un hologramme.
Les théories de Pribram, comme celles de Bohm, portent un regard neuf sur le monde: nos cerveaux construiraient une réalité "concrète" irréelle et la réalité objective n'existerait pas.
Le neurophysiologiste américain Karl Pribram s'est demandé comment les souvenirs se stockaient dans la mémoire.


Pour cela, il a remis en cause les recherches menées dans les années 1920 par le neurochirurgien canadien Wilder Penfield qui affirmait que chaque souvenir avait sa place dans un endroit précis du cerveau. Pour démonter cette affirmation qui faisait alors la quasi - unanimité, il s'appuya sur les expériences du neurophysiologiste américain Karl Lashley. Ce dernier commençait par entraîner des rats à accomplir un certain nombre de tâches comme courir dans un labyrinthe. II prélevait ensuite au bistouri sur le cerveau des cobayes diverses quantités de matière grise, par exemple le secteur où était censé s'inscrire le processus mémoriel. Il s'aperçut que, quelle que soit la partie du cerveau d'un rat qui lui était enlevée, le rat était toujours capable d'accomplir les tâches qu'il avait appris à faire avant l'opération. Mais Lashley ne pouvait expliquer comment cette mémoire "tout entière dans chaque partie" fonctionnait. C'est au milieu des années 1960 que Pribram eut une révélation en tombant sur un article du Scientific American décrivant le premier hologramme.


Pour comprendre pourquoi Pribram a eu cette illumination, il faut expliquer ce qu'est l'hologramme mis au point par Denis Gabor : on l'obtient en divisant un unique rayon de lumière pure (un laser) en deux faisceaux distincts. Le premier rebondit sur l'objet à reproduire. Le second, acheminé par un jeu de miroir, entre en collision avec les ondes lumineuses diffractées du premier. II en résulte un système de franges d'interférences qui va s'enregistrer sur une émulsion photosensible. Mais, à la différence de ce qui se produit en photographie, l'ensemble des informations sont enregistrées sur chaque fragment du support. Même si l'on brise une plaque holographique en mille morceaux, chaque fragment pourra être utilisé pour reconstituer l'image entière.


C'est ce dernier aspect qui fascina Pribram car il vit une métaphore du mode de répartition des souvenirs dans le cerveau qui abrite, dans chacune de ses parties, de quoi reconstruire un souvenir dans son intégralité. Le cerveau est donc un hologramme, capable d'emmagasiner d’énormes quantités d'informations dans un très petit espacede même qu'un seul centimètre cube de film holographique peut contenir jusqu'à dix milliards de bits d'informations. Cette découverte fondamentale allait s'avérer à l'échelle du cosmos sous l'impulsion de David Bohm.   

En 1987, l'Américain Stanislav Grof, directeur du Centre de recherches psychiatriques du Maryland, déclara que le modèle holographique était le seul à pouvoir expliquer les expériences archétypales, à savoir les rencontres avec l'inconscient collectif et les états modifiés de conscience. En 1987, le physicien canadien David Peat de la Queen's University soutint que la synchronicité - des coïncidences insolites et si riches de sens qu'elles ne peuvent résulter du seul hasard - trouve son explication dans le modèle holographique. Elle trahirait des processus de pensée infiniment plus connectés que nous ne le soupçonnons.


Là où le modèle holographique est vertigineux, c'est quand il donne sens à un vaste éventail de phénomènes si difficiles à cerner qu'ils restaient jusqu'à présent exclus du champ de la science. C'est le cas de phénomènes comme la télépathie, la précognition, le sentiment de ne faire qu'un avec l'univers décrit par les mystiques et même la psychokinésie (la faculté de déplacer des objets par la concentration).

Les phénomènes paranormaux méprisés par le milieu scientifique parce qu'ils n'entraient dans aucun des schémas connus devraient désormais trouver leur place dans la compréhension du monde. Certes, bien des scientifiques restent sceptiques mais le modèle holographique a ses adeptes qui disposent d'une clé permettant d'expliquer certains phénomènes déclarés inexplicables.


 
http://www.chaouqi.net/index.php?2005/04/17/13-karl-pribram-et-le-cerveau-holographique
Par chaouqi
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Samedi 20 octobre 2007



La perception du réel



Un entretien avec le Dr. Deepak CHOPRA, M.D. Au SEATLE CENTER, le 18 mai 1991.


 
Par lili
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Samedi 20 octobre 2007

Extrait

Les corps physiques que vous utilisez pour vous tenir assis sur ces chaises, par exemple, ne sont pas ceux avec lesquels vous marchiez il y a quelques minutes. Rien qu'en une inspiration, vous inhalez 10 puissance 22 atomes.Une somme colossale de matériaux bruts qui atterrissent dans votre coeur et les cellules de votre cerveau, de vos reins, vos neurones, votre ADN. A chaque respiration, vous rejetez 10 puissance 22 atomes. C'est un nombre astronomique de matériaux bruts provenant des parties les plus reculées de votre corps. Ce sont littéralement des particules et des pièces de vos tissus cérébraux, cardiaques et rénaux que vous rejetez ainsi. À vrai dire, techniquement parlant, nous partageons tous intimement nos organes, à longueur de temps. Le poète américain Walt Whitman dit: " Chaque atome vous appartenant m'appartient également. " Et ce n'est absolument pas une constatation métaphorique. " Chaque atome vous appartenant m'appartient également. " Je ne peux même pas considérer mon corps comme étant le mien. Or j’essaie de considérer toute chose comme mienne. Je ne peux même pas réclamer de copyright pour mon propre corps. Juste à cet instant, vous avez dans votre corps un million d'atomes qui se sont trouvés une fois dans le corps du Christ. En se fondant sur les études des isotopes radioactifs et sur des calculs mathématiques, on peut facilement montrer qu'en ce moment de votre existence, vous avez des millions d'atomes qui se sont trouvés une fois ou l'autre dans le corps du Christ, dans le corps de Gautama Bouddha, de Léonard de Vinci, de Michel Ange, ou de M. Saddam Hussein. Vous ne pouvez vous séparer de quoi que ce soit de physique ou de quiconque ayant jamais existé. Rien que dans les trois dernières semaines, un quatrillion d'atomes - 10 puissance 15 atomes - sont partis de votre corps et ont traversé les corps de chaque espèce de cette planète. Et des études radio isotopiques sérieuses prouvent sans le moindre doute qu'en moins d'une année, vous remplacez 98 % de tous les atomes de votre corps.Vous élaborez un nouveau foie toutes les six semaines, une nouvelle peau tous les mois, une nouvelle paroi d'estomac tous les cinq jours, un nouveau squelette - il semble si dur et solide, mais le squelette qui est le vôtre aujourd'hui, vous ne l’aviez pas il y trois mois. Même les cellules du cerveau que vous pensez constituées d'éléments de base tels que carbone, hydrogène, azote et oxygène n'étaient pas là il y a un an. Et même l'ADN qui détient la mémoire de millions d'années d'évolution - en fait des centaines de millions d'années, son vrai matériau brut se renouvelle toutes les six semaines. Ces atomes vont et viennent comme des oiseaux migrateurs. Et si vous voulez être très rigoureux et compter jusqu'au dernier atome de chaque petit tendon de collagène et de cartilage, alors en moins de deux ans et demi vous remplacez tous les atomes de votre corps, jusqu'au dernier. Alors si vous pensez être votre corps matériel, vous voilà avec un sérieux dilemme sur les bras. De quel corps parlez-vous ? Le modèle 1991 n'est pas le même que le modèle 90, lui-même différent de celui d'il y a quelques mois. Ainsi, je me tiens devant vous avec mon modèle 1991, sans avoir conscience que je n’étais pas là l’an dernier. Je ne ressens pas que je n'étais pas là il y a deux ans. Peut-être existe-t-il une plus grande réalité du corps physique. Peut-être le corps physique est-il ce que les Rishis de l'Inde appellent maya, illusion, qui nous donne l’apparence de quelque chose alors qu'en fait, au-delà du masque de la mortalité, il y a autre chose. Au-delà de cette façade de mortalité il y a quelque chose d'autre qui survit à l'expression physique du corps physique. Je me tiens là avec un corps physique, mais j'ai des souvenirs et des espoirs, des aspirations et des idées, des rêves qui étaient là l’an passé, qui étaient là il y a deux ans. Ils changent également mais pas si rapidement que mon corps physique. La durée de vie de mes émotions est un peu plus longue que la durée de vie de mes molécules. Ainsi, peut-être le corps est-il simplement l'endroit que mes mémoires appellent foyer pendant le temps d'existence. Peut-être l'ADN est-il juste l'endroit que ma mémoire évolutionnaire appelle foyer pendant le temps d'existence. Peut-être ne suis-je pas les molécules physiques qui ont créé la machine ou créé l’épiphénomène de la conscience. Peut-être suis-je la conscience elle-même ayant appris comment créer la machine physique. Peut-être suis-je une force d'intelligence provenant de ce même champ unifié fabriquant les étoiles, les galaxies et les forêts tropicales. Il se peut que je vienne également de ce même lieu. Et peut-être ce lieu n'est-il jamais né, n’est-il jamais mort et a, en fait, toujours été là. J'ai tout simplement momentanément oublié…

http://arsitra.org/yacs/articles/view.php/273
Par deepak Chopra
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Vendredi 19 octobre 2007





Dans le néo-platonicisme, on distingue imaginaire et imagination réelle 
(en alchimie : imaginatio vera, non phantastica). Cette philosophie considère l’
imagination comme un instrument de connaissance et un processus de création successivement psychique, spirituel et proprement métaphysique.

Michel Cazenave – L’imagination créatrice et l’état natif de conscience
Par cazenave
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Vendredi 19 octobre 2007
 



Je voudrais que vous compreniez qu’il n’y a pas de couleurs dans le monde réel. Il n’y a pas de beauté, il n’y a pas de laideur. Rien de tout cela. Dehors, c’est un chaos de soupe et de champs magnétiques. Réellement. Nous prenons tout cela et quelque part en nous-mêmes, nous créons un monde. Cela se passe quelque part en nous-mêmes.

Sir John Eckles – Prix Nobel de physiologie et de médecine
Par eckles
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Vendredi 19 octobre 2007
 
 
" ... il faut se cultiver dans l'art de se parler à soi-même, au sein de l'affect, et d'utiliser celui-ci, en tant que cadre de dialogue, comme si l'affect était précisément un interlocuteur qu'il faut laisser se manifester, en faisant abstraction de tout esprit critique.

Mais, ceci une fois accompli, l'émotion ayant en quelque sorte jeté son venin, il faut alors consciencieusement soupeser ses dires comme s'il s'agissait d'affirmations énoncées par un être qui nous est proche et cher. Il ne faut d'ailleurs pas s'arrêter en cours de route, les thèses et antithèses devant être confrontées les unes avec les autres jusqu'à ce que la discussion ait engendré la lumière et acheminé le sujet vers une solution satisfaisante. Pour ce qui est de cette dernière, seul le sentiment subjectif pourra en décider.

Naturellement, en pareil débat, biaiser avec soi-même et chercher des faux-fuyants ne nous serviraient de rien. Cette technique de l'éducation de l'anima présuppose une honnêteté et une loyauté pointilleuses à l'adresse de soi-même, et un refus de s'abandonner de façon prématurée à des hypothèses concernant les desidera ou les expressions à attendre de "l'autre côté". "


C.G. Jung " Dialectique du moi et de l’inconscient ", Idées / Gallimard, 1973 p 174.
 
http://www.cgjung.net
Par c.g jung
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Mercredi 17 octobre 2007
 
 
La nature ressuscite sous nos pas


L’irruption du biologiste Ruppert Sheldrake sur la scène scientifique, il y a un peu plus de dix ans, nous avait apporté une bouffée d’énergie avec sa fameuse hypothèse des champs
morphiques. A chaque forme correspond un champ, qui se rit de l’espace-temps, une sorte de passerelle vers l’éternité, et plus une forme se matérialise, plus son champ est fort. Idée très impliquante sur le plan de la responsabilité individuelle. Cela rejoint l’intuition du maître zen Taïsen Deshimaru quand il disait : "Votre posture de méditation influence le monde entier".


La morphogenèse sheldrakienne est censée toucher toutes les formes auto-engendrées, des cristaux aux embryons, du langage à nos comportements. Vaste ambition, que les sciences modernes ne peuvent intégrer autrement que de façon heuristique (comme un jeu qui fait réfléchir).


Acceptée telle quelle, la résonance morphique remettrait en cause toutes les disciplines contemporaines.


Dans son premier livre, Une nouvelle science de la vie (1981), le jeune biologiste de Cambridge essayait encore fougueusement de tout prouver par A plus B, citant moultes expériences frappantes, tant sur les cristaux que sur les rats ou sur les humains.


Dans le second livre, Presence of the Past (1988, traduit La mémoire de l’Univers), on note une maturation. Ruppert Sheldrake affirme son anglicité : tout de vient question d’habitude, de coutume. La lumière se déplace à 300000 km/s ? C’est parce qu’elle a pris cette habitude ! Rien n’est immuable. Tout bouge, évolue. Nous sommes influencés par des "champs de forme" depuis l’hors-espace-temps, mais nous influençons ces champs en retour - comme si l’idée divine nous modelait tout en étant modelée par nous en permanence.


Avec son troisième livre enfin, The rebirth of Nature (1991, traduit L’âme de la nature), le chercheur s’offre un melting pot philosophique. Après deux cents ans de mécanisme forcené, dit-il, on a voulu mordicus comparer la nature à nos machines, la transformant en un enchevêtrement de structures inertes, et voilà que s’annonce un nouvel animisme. La nature a une âme ! Une âme sexuée et divine. Nous le savons intimement. Que des savants puissent en refaire le coeur de leur art a de quoi nous faire chanceler de joie.



http://www.nouvellescles.com/article.php3?id_article=522v
Par nouvelles clés
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Mercredi 17 octobre 2007

 


Les hologrammes possèdent quelques propriétés étonnantes
 
 La première, c'est que la lumière qu'ils renvoient est exactement celle que l'objet éclairé par le laser émettait. Un hologramme, c'est comme une fenêtre sur un objet. C'est pour cela qu'on a vraiment l'impression de voir l'objet en relief : vous ne verrez pas la plaque photo de la même manière selon l'endroit d'où vous la regardez. Comme vos yeux sont à des endroits différents, chacun reçoit bien une image différente. Votre cerveau reconstitue alors le relief, et a l'impression de voir l'objet tel qu'il était, très exactement, au moment où il a été holographié. On peut même, en changeant de place, tourner autour, et voir des détails d'un côté qui étaient cachés de l'autre ! Si vous holographiez une loupe, et ce qu'elle regarde, l'hologramme vous donnera toujours l'impression que vous regardez à travers une loupe. Il en existe des impressionnants, où l'on peut même regarder dans un microscope holographié. Et ça marche !


Une seconde propriété, c'est que si vous découpez votre hologramme, sur chaque petit morceau d'hologramme, vous verrez l'objet en entier. Comme si vous aviez découpé une fenêtre en morceaux : par chaque morceau, vous pouvez voir tout ce qu'il y a derrière - à condition de regarder avec le bon angle. Donc un morceau d'hologramme est comme une petite fenêtre.
 
 
Par e-scio
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"L'homme comme l'arbre est un être où des forces confuses viennent se tenir debout." Gaston Bachelard

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, c'est ne pas compter, c'est croître comme l'arbre qui ne presse pas sa sève, qui résiste, confiant, aux grands vents du printemps, sans craindre que l'été puisse ne pas venir. L'été vient. Mais il ne vient que pour ceux qui savent attendre, aussi tranquilles et ouverts que s'ils avaient l'éternité devant eux.

Rainer Maria Rilke   Lettres à un jeune poète

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