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Lundi 12 novembre 2007
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" L’arbre gémit, soupire, pleure d’une voie humaine. (…) On croit que c’est le vent, mais c’est aussi souvent leur circulation intérieure, moins égale qu’on ne le croit, les troubles de leur sève, les rêves de l’âme végétale. "

Jules Michelet (1798-1874)
Par michelet
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Mardi 23 octobre 2007
 



Presque tous les enfants sont des poètes, c'est-à-dire qu'ils ont souvent un sens assez profond du mystère; ils sont dans un monde un peu comme des étrangers qui arrivent dans un pays où ils n'avaient jamais mis les pieds, et ils regardent autour d'eux avec beaucoup d'étonnement. Le but de l'éducation est de faire peu à peu disparaître cet étonnement en expliquant à l'enfant le sens de ce qui l'étonne. Et peu à peu il grandit et se sent tout à fait chez lui dans un monde où plus rien ne peut l'étonner. Et c'est ainsi que meurent les poètes.
 

Julien Green


Par julien green
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Samedi 20 octobre 2007
 

"Etre: juste cela, sans discours superflu. Etre, sans aucun recours ni secours du côté du verbe avoir. Etre, dans l'absolu du dénuement, du non-pouvoir, du non-savoir. Etre aussi léger qu'un frêle épi de blé, qu'une fine bruine, aussi immense que le ciel, l'océan. Etre, verbe à conjuguer au point de tangence du présent et de l'éternité. Et s'aventurer dans l'espace en expansion de ce verbe - le plus exigeant et le plus éprouvant de tous les verbes avec le verbe "aimer" - ; cela implique de larguer bien des amarres, à commencer par les passions qui aliènent, les peurs qui enlisent et humilient, la colère et l'esprit de vengeance, de revanche qui usent en vain les forces dont on dispose, le mépris et l'indifférence qui ne sont que des travestissements de la paresse, la haine enfin, qui gangrène et le coeur et l'esprit, les souille et les pétrifie au final.
 
Etre, rien que cela, mais sans mesure ni concession.
 
"Evite l'erreur de croire qu'il y a des privations
pour qui a pris la résolution d'être.
Fil de soie, tu entras dans la trame."

Rilke Les sonnets à Orphée, II, 21"

***
 
Sylvie Germain dans " Etty Hillesum" coll. Chemins d'éternité chez Pygmalion
Par sylvie germain
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Samedi 20 octobre 2007


Le rêve chemine linéairement, oubliant son chemin en courant. La rêverie travaille en étoile. Elle revient à son centre pour lancer de nouveaux rayons.

Gaston Bachelard
Par bachelard
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Samedi 20 octobre 2007



Les souvenirs sont du vent, ils inventent les nuages.

Jules Supervielle


Par supervielle
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Samedi 20 octobre 2007
 



Quand une porte se ferme, une autre s’ouvre.

Cervantès
Par cervantès
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Vendredi 19 octobre 2007





Il n’y a réellement ni beau style, ni beau dessin, ni belle couleur : 


il n’y a qu’une seule beauté, celle de la vérité qui se révèle.

Auguste Rodin

Par rodin
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Vendredi 19 octobre 2007



L’amour, c’est quand on rencontre quelqu’un qui vous donne de vos nouvelles.
André Breton
Par andré breton
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Vendredi 19 octobre 2007



Au commencement des temps, 
les mots et la magie étaient une seule et même chose

Sigmund Freud

Par freud
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Vendredi 19 octobre 2007

L’amour c’est que tu sois pour moi le couteau avec lequel je fouille en moi.

Kafka dans Lettres à Milena
Par kafka
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"L'homme comme l'arbre est un être où des forces confuses viennent se tenir debout." Gaston Bachelard

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Être artiste
, c'est ne pas compter, c'est croître comme l'arbre qui ne presse pas sa sève, qui résiste, confiant, aux grands vents du printemps, sans craindre que l'été puisse ne pas venir. L'été vient. Mais il ne vient que pour ceux qui savent attendre, aussi tranquilles et ouverts que s'ils avaient l'éternité devant eux.

Rainer Maria Rilke   Lettres à un jeune poète

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